Dermatose Nodulaire Contagieuse : éradication immédiate !

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Louise Icard, chargée de Développement et Communication au sein du GDS 43. Crédits : © HLP

Le GDS Haute-Loire fait le point sur les dernières informations sur la DNC.

Bovins, buffles, zébus

Une nouvelle maladie a fait son apparition en juin dernier sur le territoire français avec la Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC) qui frappe les bovins, buffles et zébus. Pour être au fait des toutes dernières informations sanitaires, la section laitière et le groupe lait JA avaient convié Louise Icard du GDS Haute-Loire.

Abattage sur place

Au 5 août (jour de bouclage de notre journal), on dénombrait 64 foyers de DNC pour 39 élevages. Cette maladie est classée catégorie A par la loi de santé animale pour sa contagiosité importante et son impact économique fort ; elle induit une déclaration obligatoire et une éradication immédiate. Après un rappel des signes cliniques (phases "fébrile", "cutanée" et "de complications") et des modes de transmission (majoritairement vectorielle, via des mouches hématophages, mais avec transmission directe/indirecte possible), Louise Icard a indiqué que ce type de mouches est seulement attiré par les animaux vivants, ce qui empêche donc de déplacer les animaux malades vivants (d'où un abattage sur place).

Lire aussi : Dermatose nodulaire contagieuse Annie Genevard : « L'objectif est l'éradication de la maladie »

Abattage partiel non pertinent

La DNC met réellement à mal les cheptels avec un taux de morbidité de 90%. 

« Lorsque les vaches déclarent la maladie, elles se trouvent très fortement affectées, ce qui leur fait perdre toute leur valeur ; ce qui rend l'abattage partiel non pertinent... » explique-t-elle. 

Lire aussi : DNC : l'abattage est-il réellement justifié ?

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Lorsqu'un foyer se déclare dans un cheptel, la marche à suivre (dictée à l'échelle européenne) est la suivante : limitation des mouvements d’animaux, dépeuplement des unités contaminées (en sachant qu'un foyer correspond à un lot d'animaux et non à un cheptel entier), vaccination (qui a débuté le 18 juillet et ne concerne que la zone réglementée) et application de mesures strictes de biosécurité. 6 éleveurs de Haute-Loire disposent de bovins en estives en Savoie, dont 4 ont des animaux en zone réglementée ; ces bovins-là sont concernés par la vaccination. 

Pour protéger les troupeaux, le GDS préconise de limiter les vecteurs (lutte contre les larves des mouches concernées, désinsectisation à utiliser raisonnablement), limiter les mouvements d'animaux et contrôler les entrées sur l'exploitation. 

En savoir plus : Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC)

La déclaration d'un foyer induisant un dépeuplement obligatoire, une indemnisation des élevages concernés est prévue par l'État.

 

 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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