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Le marché des cuirs et peaux s’est repris en 2021 après la crise de 2020, mais la valorisation de ces produits reste conditionnée à plusieurs critères de qualité et de volumes.
En 2020, le marché des cuirs et peaux s’est retrouvé à l’arrêt à cause du premier confinement, les abattoirs ont dû payer pour se débarrasser des peaux et les stocks se sont accumulés. « L’année 2021 a été meilleure. On a retrouvé du dynamisme et des niveaux de prix de 2019, même si c’est loin des records de 2014 et 2015 », estime Christophe Dehard, président de la Fédération française des cuirs et peaux (FFCP). « Pour autant, tous les opérateurs ne peuvent pas accéder aux marchés valorisants, il y a de fortes disparités », prévient-il. En effet, les clients se montrent de plus en plus exigeants sur plusieurs critères.
La qualité est primordiale. Tout dépend alors des conditions d’élevage. Ainsi, « en Bretagne, il y a moins de barbelés, donc moins de blessures. La teigne ou l’eczéma peuvent aussi abîmer la fleur. Les outils utilisés en abattoirs sont aussi très importants pour la qualité de la dépouille », explique Christophe Dehard. La FFCP effectue d’ailleurs un travail de prévention avec les éleveurs pour éliminer les sources de blessures, promouvoir la vaccination contre la teigne, lutter contre le varron, mais aussi auprès des opérateurs dans les abattoirs. Cependant, les volumes sont également importants. Si un abattoir peut stocker ses peaux et proposer des lots homogènes, il pourra mieux les valoriser.
« Les abattoirs avec moins de volumes ont tout intérêt à considérer leur collecteur de peaux comme un collaborateur, et travailler à l’amélioration de la qualité pour une meilleure rétribution », conseille Christophe Dehard. Difficile de donner une tendance générale, car les gammes sont nombreuses. Les cuirs de bovin sont destinés à l’automobile, l’ameublement et la chaussure. Ceux des animaux laitiers partent souvent en Asie ; ceux des allaitants, s’ils ont tous les critères de qualité, peuvent être orientés vers l’Italie. Le veau est recherché pour la maroquinerie ou la sellerie.
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Pour les ovins, c’est plus compliqué : « Beaucoup d’abattoirs n’ont pas assez de volumes, et c’est pour eux une charge. Parfois, elles sont revalorisées, à hauteur de leur salage », rapporte le président. Mais les peaux de mouton françaises pèsent peu face au Royaume-Uni ou aux énormes volumes d’Océanie et d’Asie.
La France produit
de cuirs et peaux par an
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