Le 7 septembre prochain aura lieu la troisième édition du concours national des agents de remplacement. Elle se déroulera dans le cadre des Terres de Jim à Mamirolle – Le Grateris dans le Doubs et aura aussi pour objectif de mettre en lumière ces personnes si utiles à la profession agricole.
Lors des prochaines Terres de Jim qui vont se tenir du 6 au 8 septembre prochains dans le Doubs, 45 agents de remplacement issus de 9 régions s’affronteront dans six épreuves inédites représentatives de leur métier, autour de la conduite de matériel, de la gestion animale, de la sécurité, de l’organisation du travail, du passage de consignes.
Ces six nouveaux défis, dans le cadre du 3e concours national des agents de remplacement, seront les suivants : l’épreuve du conduis-toi bien, l’épreuve des piquets, l’épreuve des pis, l’épreuve des cubes, l’épreuve du quiz pour un couteau suisse et l’épreuve mystère.
Mais qui sont ces agents si précieux à la profession ? Ils sont en France métropolitaine 15 000 à travailler pour lesservices de remplacement dont 2 500 en CDI. Même si le métier se féminise, les agents sont des hommes à 73 % et sont en majorité âgés de 20 à 30 ans. Un tiers des agents de remplacement est titulaire d’un BAC et 29 % d’un BEP-CAP. Seuls 2 % ne sont pas diplômés. Selon le Service de recrutement, des créations de poste ont lieu chaque année grâce au développement continu de l’activité, auxquelles s’ajoute le renouvellement des agents en place qui quittent l’association après une période de plusieurs mois à quelques dizaines d’années.
Les offres peuvent répondre à deux types de profil : des emplois d’étudiant durant les vacances scolaires ou activité en complément d’un autre emploi, en appui aux équipes permanentes lors des pointes d’activité ou bien un emploi stable avec la possibilité de faire carrière et d’y accroître ses compétences, avec une ouverture possible vers l’installation en agriculture.
Que font les agents de remplacement ? Ils remplacent les exploitants agricoles qui souhaitent ou qui sont contraints de quitter momentanément leur exploitation. Ils interviennent dans des types d’exploitation très variés (élevage, grandes cultures, polyculture élevage…) et pour des durées variables allant de quelques heures à plusieurs semaines. Ils peuvent ainsi accompagner les agricultrices et agriculteurs à chaque étape clé de leur vie : congé maternité ou paternité ou d’adoption ; pour prendre des vacances, un week-end ou avoir du temps libre ; pour se former ; lors d’un arrêt de travail, maladie ou burn-out ; pour participer au développement de son territoire et de son métier ; pour exercer des mandats syndicaux, professionnels ou électifs.
Quel est le profil des adhérents ? 37 % sont des individuels, 35 % sont en Gaec, 25 % en EARL et 2 % en SCEA. Les activités des adhérents se répartissent ainsi : 53 % bovins lait, 43 % grandes cultures, 36 % bovins allaitant, 11 % ovins, 5 % volailles, 5 % caprins, 3 % viticulture, 3 % maraîchage, 2 % arboriculture. Quant à la répartition des motifs, elle est la suivante : 38 % maladie, accident, répit, décès ; 31 % congés ; 20 % maternité ; paternité 6 % ; développement agricole 2 %, mandats professionnels, syndicaux et électifs 2 % ; formation 1 %.