En cumul sur 9 mois de 2022 par rapport à 21, la consommation (domicile et RHD) de viande de porc a augmenté de 2,9 %, celle d’ovin de 2,3 %. La volaille et le bœuf ont accusé des reculs, respectivement de 1,4 % et de 0,5 % selon FranceAgriMer d’après SSP et les douanes françaises.
En canard, net repli de la consommation
La consommation de viande de canard a baissé de 26,8 %, toujours à la même période. Le canard est la volaille qui a connu la plus grande chute des abattages (-30,4 %), des suites de la grippe aviaire. Par ailleurs, les importations se sont aussi contractées (-2,4 %).
Les exportations de dinde n’ont pas stimulé la consommation
La consommation de dinde a fléchi de 13,4 %. Comme pour les autres volailles, la grippe aviaire tire l’offre vers le bas (-18,5 %). Toutefois, la légère reprise des importations (+4,8 %) n’a pas permis de relancer la consommation.
La consommation de viande de poulet a augmenté de 4,1 %. Les abattages se sont mieux maintenus (-1,8 %). Par ailleurs, les importations ont bondi (+12,5 %).
L’indice des prix à la consommation des viandes est fortement haussier depuis l'automne 2021. Une accélération a été constatée depuis 2022. En cumul de 10 mois 2022/21 il a progressé de 12,4 %. La hausse la plus palpable concerne la volaille (+17,1 %), suivie de l’œuf (+14,8 %). En porc, elle est de 10,1 %.
Des hausses de prix marquées
Le prix du jambon cuit et de l’épaule a augmenté de 9 % entre 2022 et 2021 selon les données RNM FranceAgriMer d’après IRI. En escalopes et filets de volailles de 20 % et de 15 % en œuf.
En escalopes et filets de volailles, la progression est la plus marquante. Entre octobre 2022 et octobre 2021, les volumes d’achats ont augmenté de 75 % en MDD éco contre 3 % pour les marques nationales. En jambon cuit et épaule, les volumes d’achats ont reculé de 3 % en marque nationale, ils étaient en repli de 1 % en MDD et ont augmenté de 1 % en MDD éco.