Claas lance les moissonneuses-batteuses Evion, qui succèdent aux Avero et petites Tucano. Crédits : © Claas
La cinématique de la moissonneuse-batteuse Claas Evion comprend un batteur, un tire-paille, cinq secoueurs mais pas de pré-batteur APS. Crédits : © Claas

Claas étoffe son offre de moissonneuses-batteuses par le bas avec la nouvelle gamme Evion. Construites en Chine sur la base des "Dominator" locales, ces trois machines s'en distinguent par un équipement potentiellement riche, inédit sur cette catégorie de puissances, tout en restant dans une plage de prix raisonnable.

Reprenant 60 % de pièces et composants communs au Trion et Lexion, ces moissonneuses-batteuses disposent d'un batteur de 1 420 mm de large pour 600 mm de diamètre, non précédé d'un APS mais suivi d'un tire-paille synchronisé alimentant les cinq secoueurs de 4,40 m de long. L'écartement entre le batteur et le contre-batteur est réglable hydrauliquement depuis la cabine et se combine à des boules d'azote pour gommer les pics de charge. En option, des capteurs de surveillance du flux de récolte informent, en cas de pic de charge, le chauffeur par un signal sonore et un affichage sur le terminal 7 pouces Cemis 700. Ils peuvent même stopper l'outil frontal lorsque l'Evion est équipée de l'optionnelle Cemos Auto Crop Flow. 

Les deux grilles inférieure et supérieure, à mouvement contraire et à réglage électrique, offrent une surface totale de 4,80 m². Dotées d'un capteur de pertes, les Evion disposent en option du système Auto Slope de modulation des vents en fonction si la machine monte ou descend. En finition Business, ces machines accèdent en standard à la correction de dévers 3D effective jusqu'à 20 %. 

La trémie se vidange au rythme de 90 l/s, soit un temps de vidange allant de 1 à 1,5 minute. La goulotte offre une course de 105 degrés, permettant d'avoir une position avancée confortable pour le chauffeur.

Le broyeur de paille, repris aux Trion, compte 52 couteaux en standard et 72 en option. 

Trois modèles d'Evion de 204 à 258 chevaux

Développant 204, 231 et 258 ch sur les  Evion 410, 430 et 450, le moteur Cummins 6,7 l dispose de série du Dynamic Power ne délivrant que la puissance nécessaire, avec à la clé une économie de carburant pouvant atteindre 10 %. 

Ces moissonneuses-batteuses reçoivent une transmission hydrostatique à trois plages, animant le train avant et ses pneumatiques de 1,85 m de diamètre : l'essieu arrière accède à des pneumatiques de 1,35 m de diamètre (1,50 m en option). Sur les versions Maxi (uniquement sur Evion 430 et 450), l'essieu avant bénéficie du blocage de différentiel électrique. 

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Spécifique, la cabine intègre une commande Cmotion, un terminal Cemis 700, la climatisation automatique, une caméra et un pack d'optiques à led. En option, s'ajoutent un seconde caméra, des repose-pied de chaque côté de la colonne de direction, une glacière de 30 l sous le siège passager, des rétroviseurs électriques ou un siège pneumatique. 

A l'avant, les Evion reçoivent des barres de coupe jusqu'à 6,80 m de large ou un cueilleur à maïs six rangs. L'entrainement s'effectue via une courroie en version Classic, deux courroies en version Maxi (recommandée pour le maïs). 

Le suivi du terrain de l'outil est assuré par un système Contour (correction uniquement transversale) sur la déclinaison Trend et Auto Contour (transversal et longitudinal) sur la finition Business. 

Modèle : Evion 410, 430 et 450

Puissance : 204, 231 et 258 ch

Capacité de trémie : 5 600, 6 500 et 8 000 l  

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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