Circuits courts : « les producteurs sont satisfaits de leur activité mais font face à une charge de travail importante » estime la Chambre d’agriculture de Bretagne

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Les producteurs bretons qui vendent en circuits courts sont satisfaits mais déclarent faire face à une lourde charge de travail. Crédits : © Clara de Nadaillac

La Chambre d’agriculture de Bretagne a réalisé au mois de juin dernier un sondage auprès de 258 producteurs engagés dans les circuits courts pour savoir ce qu’ils pensent de leur activité. Si l’enquête révèle un niveau de satisfaction élevé, elle pointe aussi une charge de travail importante.

Afin de dresser un premier état des lieux de la situation des circuits courts dans la région, la Chambre d’agriculture de Bretagne a effectué en juin dernier une enquête auprès de 258 producteurs. Il en ressort que ces derniers apprécient ce mode de commercialisation. La satisfaction moyenne atteint 8,3 sur 10, un score élevé qui confirme l'intérêt des circuits courts pour ceux qui les pratiquent au quotidien.

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Des clients en augmentation pour les producteurs de viande, de volailles et d’œufs

L'enquête montre par ailleurs une dynamique commerciale encourageante : près de 40 % des répondants estiment que leur nombre de clients a augmenté au cours des 12 derniers mois. Cette progression est particulièrement marquée chez les producteurs de viande, de volailles et d'œufs. Les consommateurs continuent de rechercher des produits locaux et de proximité, confirmant l'intérêt croissant pour les circuits courts.

 

 

Un chiffre d’affaires en hausse pour 36 % des répondants

Les producteurs portent un regard positif sur l’évolution de leur chiffre d’affaires : il est en hausse pour 36 % des répondants.  En revanche, leur perception de la rentabilité est moins bonne : davantage d’activité ne signifie donc pas nécessairement davantage de revenu. « Définir le bon prix de vente est complexe : un prix que le consommateur est prêt à payer, mais qui permet aussi de couvrir les coûts et de rémunérer correctement le travail du producteur. En circuits courts, cette équation est particulièrement sensible » explique la Chambre d’agriculture.

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53 % des producteurs estiment avoir une charge de travail très importante

Si les agriculteurs éprouvent de la satisfaction à vendre directement leurs produits, ils confient que cette activité leur demande d’y consacrer beaucoup de temps :  production, transformation, préparation des commandes, vente, livraison, communication, gestion des clients… Sans surprise, la charge de travail arrive donc en tête des difficultés rencontrées pour 40 % des producteurs interrogés. Au total, 53% estiment avoir une charge de travail très importante. Ce chiffre atteint 68 % pour les producteurs réalisant la transformation laitière à la ferme.

 

 

Des producteurs confiants en l’avenir

Autre indicateur intéressant : la confiance en l’avenir. Les producteurs interrogés lui attribuent une note moyenne de 6,9/10. « De quoi montrer que, malgré les difficultés rencontrées, les perspectives restent présentes » conclut la Chambre d’agriculture de Bretagne.

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