L’Union nationale des producteurs de pommes de terre (UNPT) alerte sur ses prévisions catastrophiques. Les derniers prélèvements indiquent une dégradation d’au moins 20 % des rendements nationaux par rapport à la moyenne des vingt dernières années. Ce qui correspond à 1,5 million de tonnes de pommes de terre perdues, ou encore 40 000 hectares !
« Cette perte moyenne pourrait même atteindre au minimum -30% pour les pommes de terre non irriguées, avec des extrêmes déjà relevés à -50% » précisent les producteurs.
Chaleur extrême et sécheresse ont stoppé le développement des tubercules
Pourtant, la campagne s’annonçait bien, avec des bonnes conditions de plantation et une climat printanière favorable. Mais « les chaleurs extrêmes corrélées à une forte sécheresse ont littéralement stoppé le développement des tubercules », déplore l’UNPT qui précise que la situation ne pourra plus s’améliorer.
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Les pertes sont estimées à plus de 200 millions pour la profession. Ce serait la pire année depuis l'année 2000.
L’UNPT en appelle à la mobilisation générale des acteurs économiques de la filière (industrie, négociants, distribution) et des pouvoirs publics par :
la revalorisation des prix payés aux producteurs ;
une meilleure répartition de la valeur ajoutée notamment avec la grande distribution ;
l’assouplissement contractuel des volumes engagés non livrés par les producteurs ;
la mise en place d’un dispositif d’aide d’Etat exceptionnel visant à soutenir financièrement les producteurs et les inciter à poursuivre cette production ;
une réunion d’urgence auprès du ministre de l’Agriculture afin de faire le point sur la situation filière par filière (frais, industrie, fécule).