Arboriculture : la floraison menacée par le gel suite aux chaleurs du début d’année

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Des écarts à la moyenne de plus de 2°C sont observés dans plusieurs régions du Nord de la France Crédits : © AgroMetInfo

Depuis début 2026, l’écart des températures à la moyenne dépasse les 2 °C dans plusieurs régions du nord de la France. Ce constat inquiète les chercheurs de l’Inrae sur la production des arbres fruitiers, surtout avec un risque gel toujours présent.

La floraison, principale préoccupation

Les hautes températures de ce début d’année sont à double tranchant. Associées à un hiver froid, elles peuvent induire une floraison précoce des espèces fruitières ayant atteint leur besoin en froid. Les fleurs sorties précocement sont alors menacées par le gel, qui est d'ailleurs annoncé dès ce mercredi 25 mars et jusqu'au vendredi 27 mars. 

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En revanche, si l’hiver est particulièrement chaud comme c’est le cas cette année, le besoin en froid des arbres n’est pas atteint et la floraison est retardée, faible, hétérogène ou de mauvaise qualité. La cerise est particulièrement concernée, ayant un besoin en froid plus important que les autres espèces fruitières. À l’inverse, en ce début d’année, les pommiers fleurissent avec 2 à 3 semaines d’avance.

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Les arbres ont les pieds dans l’eau

En plus des hautes températures, les crues et inondations du mois de février sont une autre menace pour la production fruitière. L’humidité persistante est propice au développement des maladies cryptogamiques très problématiques en arboriculture, secteur qui fait face à un retrait de substances actives sans précédent.

Des leviers à l’étude face aux aléas climatiques

Les aléas climatiques s’intensifiant, des projets de recherche sont mis en place pour en atténuer les effets. L’Inrae travaille sur le levier variétal en étudiant la résilience climatique de variétés existantes. En parallèle, de nouvelles variétés moins dépendantes des températures sont développées. Mais ces leviers mettent plusieurs dizaines d’années avant d’être opérationnels. À moyen terme, le CTIFL se penche sur l’intérêt des biostimulants. À court terme également, le choix de la variété peut être un levier en fonction des conditions climatiques du bassin de production. Une variété précoce, avec des besoins en froid moins importants, est à privilégier face à des températures hivernales douces. Une variété tardive permet de s'assurer d'une floraison après les périodes à risque de gel.

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