Pas de surprise dans la deuxième circonscription, si ce n’est l’ampleur de la victoire du député sortant : Alain Marleix (UMP) a en effet été réélu le 10 juin dès le premier tour des élections législatives avec un score magistral de 63,72 % des voix. Dans la circonscription d’Aurillac, Vincent Descœur (UMP) arrive quant à lui largement en tête (44,45 % des voix) devant le candidat du PS Jacques Markarian (29,26 %). Ils s’affonteront dimanche prochain dans le cadre d’un duel droite/gauche, aucun autre candidat n’ayant réussi à rassembler le nombre de voix nécessaires pour se qualifier au second tour. Comme au niveau national (60,44 %), le taux de participation a très nettement chuté pour atteindre un de ses plus bas niveaux de la 5e République : il s’établit en moyenne départementale à 63,98 % contre près de 69 % au premier tour des élections législatives de 2002 et... plus de 85 % aux dernières élections présidentielles.
Ballottage favorable dans la première
Vincent Descœur n’aura donc pas réussi une élection dès le premier
tour, à vrai dire improbable compte tenu du nombre de candidats dans la
première circonscription (12). Avec 44,45 % des voix, il bénéficie
toutefois d’une confortable avance pour aborder le deuxième tour. Le
candidat de l’UMP arrive en tête dans neuf cantons sur 12 et se paie le
luxe de battre le candidat du Parti socialiste sur la commune
d’Aurillac (37,86 % des voix, contre 34,19 % pour Jacques Markarian),
ainsi que sur trois des quatre cantons d’Aurillac, et remporte une
victoire sans appel dans celui d’Arpajon-sur-Cère (45,98 %) qui avait
pourtant voté à gauche au 2e tour des présidentielles. Il culmine à
près de 70 % des voix dans le canton de Montsalvy, dont il est
conseiller général. Seuls les trois cantons de Maurs, Aurillac 3 et
Jussac lui échappent. Avec 29,26 % des voix, le fabiusien Jacques
Markarian fait quant à lui aussi bien que son prédécesseur René Souchon
cinq ans plus tôt (29,38 % au premier tour des législatives de 2002),
et améliore de trois points le score réalisé par la socialiste Ségolène
Royal aux présidentielles. Il arrive nettement en première position
dans le canton de Jussac (43,17 % des voix), dont il est conseiller
général, et devance -mais de peu- Vincent Descœur dans celui d’Aurillac
3.
Le MoDem à la peine, le FN s’effondre
On aurait pu imaginer l’hypothèse d’une triangulaire au second tour :
il n’y en aura pas. Aucun autre candidat ne parvient en effet à
regrouper un nombre de voix représentant 12,5 % des électeurs inscrits.
Grosse déception en particulier pour François Vermande (divers droite)
qui, après une campagne acharnée d’un an, ne recueille que 10,36 % des
suffrages exprimés contre 11,58 % en 2002, en perdant au passage 850
voix (5 055 en 2002, 4 205 dimanche). Déception aussi pour Christiane
Missègue, candidate de l’UDF-Mouvement démocrate qui, avec 4,72 % des
suffrages exprimés, n’obtient même pas les 5 % nécessaires pour
prétendre au remboursement de ses frais de campagne. Plus loin
derrière, avec 3,55 % des voix, Patrick Perrier s’en sort bien en
améliorant sensiblement le score réalisé par le candidat du Parti
communiste en 2002 (2,66 %) et en doublant le score de Marie-George
Buffet aux présidentielles. Idem pour Vincent Bessat (Les Verts) qui,
avec 2,87 % des voix, arrive en sixième position et améliore légèrement
son résultat de 2002 (2,36 %) tout en doublant le score de Dominique
Voynet aux présidentielles dans la circonscription d’Aurillac. A noter
enfin l’effondrement de l’extrême droite : ses deux candidats avaient
totalisé 2 578 voix en 2002 dans la circonscription ; celui du Front
national n’en a obtenu que 539, soit 1,33 % des suffrages.
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