Aires d’alimentation de captages d’eau : un appel à manifestation d’intérêt pour développer le chanvre, la luzerne, le sarrasin et le sainfoin lancé par l’agence de l’eau Seine-Normandie

- - 3 min
L’agence de l’eau Seine-Normandie entend développer les cultures à bas niveaux d’intrants sur les aires d’alimentation de captages d’eau comme le sarrasin. Crédits : © Gabriel Omnès

L’agence de l’eau Seine-Normandie va mobiliser 8 millions d’euros en 2027 pour développer les filières du chanvre, de la luzerne, du sarrasin et du sainfoin sur les aires d’alimentation de captages d’eau. Les porteurs de projets ont jusqu’au 31 décembre 2026 pour candidater.

Afin de favoriser l’implantation des cultures à bas niveau d’intrants, l’agence de l’eau Seine-Normandie lance un appel à manifestation d’intérêt pour inciter les agriculteurs à développer du chanvre, de la luzerne, du sarrasin et du sainfoin sur les aires d’alimentation de captages d’eau. L’enveloppe globale pour cet appel à manifestation est de 8 M€ pour 2027, avec des aides accordées dans le respect des règles européennes et une incitation à mobiliser des cofinancements : Régions, Banque des Territoires, Bpi France, etc. 

A relire : Le sarrasin reprend du terrain

Quelle surface agricole représentent les aires d’alimentation de captages ?

Les aires d’alimentation de captages représentent environ un tiers de la surface agricole du bassin Seine-Normandie. Sur ces territoires, développer les filières des productions structurellement moins dépendantes des intrants complète les autres leviers mobilisés pour les agriculteurs : mesures agroenvironnementales et climatiques, paiements pour services environnementaux, accompagnement technique ou aides aux investissements permettant notamment de réduire de manière pérenne l’utilisation des produits phytosanitaires, conversion à l’agriculture biologique.

Lire aussi : Projet de décret sur les captages d’eau prioritaires : 2% à 4% de la surface agricole utile française concernée par des programmes d’action obligatoires

A qui s’adresse cet appel à manifestation d’intérêt ?

Cet appel à manifestation d’intérêt s’adresse en priorité aux opérateurs économiques des filières : coopératives, collectifs d’agriculteurs, associations, industriels ainsi qu’aux collectivités et, le cas échéant, aux organismes de développement agricole. Le projet présenté doit obligatoirement être en lien avec une ou plusieurs aires d’alimentation de captages. 

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Île-de-France
Suivi
Suivre
Bourgogne-Franche-Comté
Suivi
Suivre

A relire : Quelle part de surfaces bio sur les zones de captage d’eau potable ?

Quel sera le rôle de l’agence de l’eau Seine-Normandie ?

L’agence de l’eau indique qu’elle pourra accompagner aussi bien l’émergence que la mise en œuvre des filières : études de faisabilité et de marché, études techniques ou de gisement, mais aussi investissements nécessaires à la transformation, au stockage ou à la commercialisation. Une unité de transformation ou de séchage du chanvre, une usine de déshydratation de luzerne ou encore une étude technico économique pour dimensionner une nouvelle filière font, par exemple, partie des opérations susceptibles d’être soutenues.

A relire : Vers deux fois plus de captages d’eau protégés : quelles conséquences pour les agriculteurs ?

Comment candidater ?

Les candidats sont invités à prendre contact en amont avec leur direction territoriale de l’agence de l’eau. Les dossiers devront être déposés au plus tard le 31 décembre 2026. Les projets seront sélectionnés en mars 2027, avant le dépôt des demandes d’aide et leur instruction à compter de mai 2027. Plus de renseignements sur le site de l’agence de l’eau Seine-Normandie.

Lire aussi : Protection des captages d’eau : « jusqu’à 3 millions d’hectares menacés ! », déplorent les organisations agricoles

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires