Photovoltaïque Agrivoltaïsme : TSE teste une solution d’ombrière compatible avec toutes les activités agricoles

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Photo 3D du premier démonstrateur agrivoltaïque TSE situé en Haute-Saône (grandes cultures) Crédits : © TSE

TSE annonce le développement du plus grand démonstrateur agrivoltaïque en France, avec 10 sites pilotes de 6 hectares chacun, répartis sur toute la France. « Pensée en priorité pour les grandes cultures, la solution d’ombrière agrivoltaïque de TSE est compatible avec toutes les activités agricoles », assure le producteur indépendant français d’énergie solaire, qui compte plus de 130 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 27 millions d’euros.
 

Une emprise au sol de 0,5%

Baptisée la Canopée agricole, cette ombrière est équipée de panneaux solaires rotatifs installés à 5 mètres de hauteur au-dessus d’un terrain agricole. « Grâce à une technologie totalement innovante utilisant des câbles, l’emprise au sol de l’ombrière est de 0,5%, avec 27m entre deux poteaux », affirme TSE dans un communiqué. Selon le fabricant, la solution est ainsi compatible avec l’utilisation de la plupart des engins agricoles (moissonneuses-batteuses, pulvérisateurs…) et permet ainsi le maintien de toutes les activités de grandes cultures (blé, maïs…) et d’élevage (bovins, ovins).

« Pour répondre aux nouveaux objectifs de la France en matière d’énergie solaire, fixés entre 35 et 44 GW d’ici 2028 selon le dernier rapport RTE, le foncier de friche ne suffira pas. […] Nous sommes heureux d'annoncer la création du plus grand démonstrateur agrivoltaïque en France avec comme objectif de réaliser 1 GW d’ici 2025. Notre premier site pilote en grandes cultures sera dévoilé en septembre prochain en Haute-Saône », souligne Mathieu Debonnet, Président de TSE.

Objectif de réaliser 1 GW d’ici 2025

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Le fabricant précise que la solution, née du centre R&D de Bourgoin Jallieu, est équipée de trackers qui permettent l’inclinaison des panneaux suivant l’axe du soleil d’est en ouest, générant un ombrage partiel et tournant sur la parcelle tout au long de la journée. « Avec 400 capteurs solaires et agronomiques répartis sur l’ombrière, l’inclinaison des panneaux est pilotée automatiquement et peut s’adapter à certaines conditions climatiques (vent, grêle, gel, pluie…) », souligne le communiqué de TSE.


Intérêt contre les aléas climatiques

Le fabricant estime qu’outre la production d’énergie ces ombrières permettent de lutter contres les aléas climatiques en atténuant les stress :

  • Thermiques : baisse de température sous l’ombrière en période estivale, diminution de l’amplitude thermique et des risques de gel printanier
  • Hydriques : baisse de l’évapo-transpiration

« La canopée agricole permet aussi d’améliorer le bien-être animal », poursuit TSE, et sur les grandes cultures elle « pourrait permettre d’économiser jusqu’à 30% d’eau ».  

Des essais agronomiques seront menés pendant 9 ans sur chaque site pilote. « Cette solution d’ombrière agrivoltaïque repose sur un bail emphytéotique de 40 ans, qui prévoit le versement d’une indemnité partagée entre propriétaire et exploitant », souligne TSE.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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