"Ambition éleveurs" aide les éleveurs de volailles à hiérarchiser leurs investissements
À Ortillon, dans l’Aube, les producteurs d'oeufs, Sonia et Fabien Ledhuy, ont bénéficié du programme "Ambition éleveurs" de la région Grand Est, pour moderniser leur outil et gagner en performances et en confort de travail.
À Ortillon, dans l’Aube, les producteurs d'oeufs, Sonia et Fabien Ledhuy, ont bénéficié du programme "Ambition éleveurs" de la région Grand Est, pour moderniser leur outil et gagner en performances et en confort de travail.
« Dans le bâtiment pondeuses, nous avions besoin de nouveaux équipements pour améliorer nos conditions de travail, explique Fabien Ledhuy. Ambition éleveurs nous a aidés à concrétiser ce projet. » "Ambition éleveurs" est un programme porté par la région Grand Est et les chambres d’agriculture pour accompagner les éleveurs, dans toutes les productions, vers des pratiques plus durables.
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Dans un premier temps, les éleveurs bénéficient d’un conseil stratégique et technico-économique pour clarifier leurs objectifs et hiérarchiser leurs investissements, qui seront soutenus financièrement. « Cela nous a aidés à tracer les projets qui nous aideront à avoir une exploitation performante, avec de bonnes conditions de travail », partage Fabien Ledhuy.
La priorité des Ledhuy est de réduire la pénibilité du travail, notamment pour Sonia qui souffre de problèmes de dos. Les éleveurs ont souhaité robotiser la palettisation. « En une heure, on porte 92 piles de 12 kg. Et ça 365 jours par an », souligne Fabien Ledhuy.
Dans leur réflexion, Sonia et Fabien Ledhuy ont souhaité continuer à travailler sur la maîtrise des charges énergétiques. Après ceux installés à côté des poussinières, un troisième tracker va être positionné près du bâtiment pondeuses. « On devrait pouvoir consommer 72 % de la production du tracker, le reste de l’électricité sera vendu », estime Fabien Ledhuy.
Ensuite, les éleveurs souhaitent revoir la gestion des déjections dans le bâtiment pondeuses. Les poules sont élevées sur caillebotis. « Pour l’instant, les lots durent 68 semaines. Pour améliorer la rentabilité, il faudrait les prolonger. Techniquement les poules peuvent continuer. Mais on est gêné par le stockage des déjections. En fin de lot, la fosse sous le bâtiment est pleine. Nous voulons mettre des racleurs et créer une fumière. Grâce à la vente des déjections, nous visons un retour sur investissement en cinq ans », a calculé Fabien Ledhuy, qui aimerait concrétiser ce projet en 2027.