Pourquoi la consommation d’œufs progresse fortement ?
2025 fut une année record avec une consommation annuelle de 237 œufs par Français. Dans le même temps, le taux d’auto-approvisionnement s’est dégradé à 96,5 % alors que les importations d’œufs coquille augmentaient de 20,5 % par rapport à 2024.
2025 fut une année record avec une consommation annuelle de 237 œufs par Français. Dans le même temps, le taux d’auto-approvisionnement s’est dégradé à 96,5 % alors que les importations d’œufs coquille augmentaient de 20,5 % par rapport à 2024.
Pourquoi la production d'oeufs ne suffit plus face à la demande en 2025 ?
Si la production d’œufs a augmenté de 1 % en France en 2025, cela n’a pas suffi pour répondre à la demande accrue des consommateurs et notamment des jeunes pour cette protéine animale abordable et facile à conserver.
En commençant son intervention lors de la journée pondeuses organisée par l’Itavi (institut technique des filières avicole, cunicole et piscicole) à Valence (Drôme), Adèle Samson, chargée de mission, référente poulettes et pondeuses à l’Itavi, n’a pas manqué de rappeler qu’en 2025, des pénuries ponctuelles d’œufs dans les rayons de supermarchés se sont multipliées.
Le taux de rupture (non-disponibilité de références œufs, NDLR) en hyper et supermarchés a atteint 13,3 % en 2025 contre 7,7 % l’année précédente.
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Une consommation record de 237 oeufs par français en 2025
Elle a insisté sur l’augmentation record de la consommation d’œufs et d’ovoproduits par an et habitant atteignant 237 œufs en 2025, soit 27 œufs de plus consommés par Français en dix ans.
Entre 2021 et 2025 les achats d’œufs ont progressé de 22 % en volume. Toutefois, c’est chez les jeunes et pour les foyers aux revenus modestes que cette consommation a explosé.
De telles évolutions devraient s’accentuer si l’on se reporte aux projections communiquées par la filière œuf, qui prévoit une consommation de 269 œufs par habitant en 2035.
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Baisse de la vente des œufs d’élevages de poules pondeuses en cages
Pour tous les modes d’élevages, les ventes d’œufs ont été dynamiques en 2025, sauf pour les cages.
« Les achats d’œufs de pondeuses élevées en cages ont reculé de 19 % par rapport à 2024. La part de marché des œufs coquille en grande distribution pour cette catégorie est tombée à 15 % en 2025, alors qu’elle représentait 21 % du marché en 2023 et 53,3 % en 2015 », a précisé Adèle Samson.
Cette diminution sensible de la part de marché de la cage s’est accélérée depuis 2019. Elle a profité :
- aux élevages sol qui représentaient 6 % du marché en 2019, 15,4 % en 2022 et 24,2 % en 2025,
- aux élevages plein air. Leur part de marché est passée de 29,8 % en 2019 à 36,7 % en 2025.
Les ventes d’œufs issus d’élevages Label rouge sont, quant à elles, restées stables avec 6,4 % en 2019 et 6,1 % en 2025. Quant à celles des œufs bio, après un pic de consommation à 14,5 % en 2021, elles se sont stabilisées depuis 2023 et leur part de marché représentait 11,3 % en 2025.
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Dégradation du taux d’auto-approvisionnement
Alors qu’en 2025, la consommation d’œufs en France atteignait un niveau historique, la hausse de la production française n’a augmenté que de 1 %.
« Un redressement de la production est attendu pour le premier semestre 2026 », a toutefois ajouté Adèle Samson.
Dans cette situation, force est de constater une dégradation du taux d’auto-approvisionnement à 96,5 % en 2025.
Pour remédier à cette difficulté d’approvisionnement, les importations d’œufs coquille – pour l’essentiel de pays européens – ont également atteint un niveau record avec une croissance de 20,5 % en 2025 par rapport à 2024. Les flux commerciaux sont restés majoritaires avec l’Espagne, tandis que les importations depuis les Pays-Bas et la Pologne (+53 %) ont nettement augmenté.
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