Boeuf brésilien hormoné : la FNB appelle Emmanuel Macron à suspendre toute importation de bœuf brésilien !
Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, la Fédération nationale bovine (FNB) dénonce l’importation de bœuf brésilien traité aux hormones au sein de l’Union européenne. L’organisation appelle la France à suspendre immédiatement ces importations et dénonce les failles du système de contrôle européen.
Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, la Fédération nationale bovine (FNB) dénonce l’importation de bœuf brésilien traité aux hormones au sein de l’Union européenne. L’organisation appelle la France à suspendre immédiatement ces importations et dénonce les failles du système de contrôle européen.
La Commission européenne reconnaît des importations de bœuf hormoné
Dans un rapport publié le 25 février, la Commission européenne reconnait officiellement au travers d’une déclaration et d’un rapport de la Direction générale de la santé et de la sécurité alimentaire (DG Santé), que du bœuf provenant d’animaux traités à l’oestradiol 17B a été importé dans l’Union européenne depuis le Brésil. Cette reconnaissance intervient après des démentis déclarés un an plus tôt devant les parlementaires européens.
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Le rapport de la DG Santé est disponible en pdf à la fin de cet article.
Les éleveurs dénoncent les failles des contrôles et du libre-échange
La FNB accuse également les autorités brésiliennes d’avoir dissimulé des cas d’animaux traités aux hormones entrés dans la chaîne d’exportation vers l’UE. Pour les éleveurs français, cette affaire révèle l’inefficacité des contrôles sanitaires et les dérives d’une politique commerciale européenne jugée trop ouverte, notamment avec l’accord de libre-échange du Mercosur.
La Fédération Nationale Bovine (FNB), demande au président de la République de suspendre immédiatement toute importation de bœuf brésilien sur le territoire français.
La FNB attire également l'attention d'Emmanuel Macron sur la nécessité de « veiller aux viandes qui pourraient être rebaptisées européennes à leur entrée dans d’autres états-membres. »
L'importation des jeunes bovins provenant de zones vaccinales DNC est désormais possible vers l'Espagne et l'Italie
Dans un communiqué du 4 mars, la Fédération nationale bovine (FNB) a salué la décision des autorités espagnoles et italiennes qui ont accepté d’importer des jeunes bovins provenant de zones vaccinales DNC. L’association spécialisée de la FNSEA rappelle que c’est sous sa pression que cet élargissement des exportations peut désormais se réaliser. En effet, depuis le 27 février, l’Italie, qui a supprimé le test PCR, accepte l’importation de bovins issus des zones vaccinales I et II de la zone pyrénéenne. Le calendrier de reprise est fixé : les exportations doivent progressivement redémarrer entre le 11 mars et le 10 avril en Occitanie et Nouvelle-Aquitaine pour l’Espagne et l’Italie. La condition requise est le maintien d'une immunité collective depuis au moins 60 jours dans un rayon de 50 km autour de l’exploitation. Cependant, Patrick Bénézit, président de la FNB, prévient que ce retour à la normale doit « garantir des prix corrects ». Il martèle qu’il « ne peut pas y avoir de prix "zones vaccinales" et de prix "hors zones" », exigeant un alignement sur les cours nationaux face à une demande soutenue.