Bœuf brésilien : la FNB exige l’arrêt immédiat des importations
Le Brésil ne figure pas sur la liste provisoire de l'UE des pays respectant les normes sur les antibiotiques activateurs de croissance, dévoilée le 12 mai. Ce nouveau manquement, qui s'ajoute au scandale de la viande hormonée de début d'année, confirme les dénonciations de la Fédération Nationale Bovine (FNB) qui réclame la suspension immédiate des flux et l'annulation définitive de l'accord du Mercosur.
Le Brésil ne figure pas sur la liste provisoire de l'UE des pays respectant les normes sur les antibiotiques activateurs de croissance, dévoilée le 12 mai. Ce nouveau manquement, qui s'ajoute au scandale de la viande hormonée de début d'année, confirme les dénonciations de la Fédération Nationale Bovine (FNB) qui réclame la suspension immédiate des flux et l'annulation définitive de l'accord du Mercosur.
Une récidive sanitaire inacceptable
Le 12 mai, la Commission européenne a dévoilé la liste provisoire des pays tiers autorisés à exporter vers l'Union Européenne, car respectant les normes sanitaires sur l'usage des antibiotiques comme activateurs de croissance. L’absence du Brésil dans ce document officiel confirme les dénonciations récurrentes de la Fédération nationale bovine (FNB) sur les pratiques d’élevage au sein du Mercosur.
Ce constat accablant n'est pas une première. En début d'année, un rapport de la DG Santé avait déjà contraint Bruxelles à reconnaître l’importation de bœuf brésilien traité à l’oestradiol 17B (hormones), après des mois de dénégations.
Pour les éleveurs français, la preuve est faite : le système de contrôle est défaillant et les autorités brésiliennes dissimulent des pratiques interdites sur le sol européen.
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Le « laxisme » de la Commission pointé du doigt
Malgré la gravité des faits, Bruxelles a choisi de temporiser. La liste ne sera définitive qu'en septembre, laissant les flux se poursuivre sans sanction immédiate. Patrick Bénézit, président de la FNB, juge ce comportement « inaudible » et « inacceptable ».
« L’Europe sait et décide de ne pas agir », martèle le dirigeant syndical.
Alors que les éleveurs européens sont soumis aux règles les plus strictes au monde, cette simple « tape sur les doigts » de la Commission est perçue comme une menace directe pour la viabilité des exploitations locales et la sécurité des consommateurs.
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Suspension et annulation : la FNB tape du poing sur la table
Face à ce qu'elle qualifie de complaisance, la FNB demande des mesures radicales :
- la suspension immédiate des importations de viandes brésiliennes,
- le retrait de l'application provisoire de l’accord de libre-échange avec le Mercosur,
- l'annulation définitive de ce traité.
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