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Les agriculteurs creusois mobilisés devant le parlement Européen à Strasbourg

La FDSEA de la Creuse et JA 23 étaient mobilisés à Strasbourg aux côtés de milliers d’agriculteurs européens pour dire NON à l’accord Mercosur.

Ce mardi 20 janvier, une quarantaine d’agricultrices et d’agriculteurs creusois était présent à Strasbourg pour rejoindre la mobilisation devant le Parlement européen. Objectif : faire basculer les votes des eurodéputés en faveur d’une saisine de la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) concernant l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur.

Pour être au rendez-vous, la FDSEA de la Creuse avait organisé un bus au départ de Guéret. Une cinquantaine d’agriculteurs de la région ont ainsi pris la route dans la nuit pour être présents dès l’aube, déterminés à faire entendre la voix du terrain.

La mobilisation a rassemblé près de 1 000 tracteurs et plus de 7 000 agriculteurs venus de toute l’Europe. Une démonstration de force qui ne laisse aucun doute sur l’ampleur du rejet de cet accord. Le monde agricole européen refuse massivement un texte négocié depuis plus de vingt-cinq ans, sans jamais répondre à leurs attentes .

Pour Christian Arvis, président de la FDSEA de la Creuse, la ligne est claire et ne changera pas : « Le Mercosur, ça fait plus de 25 ans qu’on se bat contre, et ce n’est pas maintenant qu’on va lâcher. Nous étions à Paris en juillet, à Bruxelles en décembre, et aujourd’hui nous sommes à Strasbourg. Nous serons là où il faudra être dans les prochains mois pour continuer de dire NON. » Il insiste : « Si cet accord était bon, ça ferait déjà très longtemps qu’il serait signé ! »

La FDSEA de la Creuse dénonce un accord totalement déséquilibré, qui mettrait en concurrence les agriculteurs français avec des importations qui ne respecteraient ni les normes sanitaires, ni les normes environnementales imposées en France et en Europe.

Séverine Bry, secrétaire générale de la FDSEA de la Creuse, alerte sur l’hypocrisie des politiques commerciales européennes : « On ne peut pas accepter des accords commerciaux négociés loin des réalités du terrain. L’Europe impose toujours plus de contraintes à ses agriculteurs et veut ouvrir grand ses frontières à des produits qui ne respectent aucune de nos règles. »

Même détermination du côté d’Emmanuelle Poirier, trésorière de la FDSEA de la Creuse : « Accepter cet accord, c’est fragiliser encore davantage nos filières, accentuer la pression sur les prix et accélérer la disparition des exploitations. On ne peut pas demander aux agriculteurs français d’être exemplaires tout en les mettant en concurrence avec des modèles qui ne respectent en rien nos standards. »

Pour la FDSEA de la Creuse, la bataille est loin d’être terminée. Rien n’est gagné, mais rien n’est perdu. Le syndicat l’affirme clairement : la mobilisation se poursuivra aussi longtemps que nécessaire pour défendre l’agriculture, les revenus des agriculteurs et la souveraineté alimentaire.

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