Un chauffage innovant du poulailler par des pompes à chaleur
À Bannalec dans le Finistère, le poulailler neuf de 1 800 m2 d’Antoine Lijour est le premier équipé du concept de chauffage Calopor. Pourvu de pompes à chaleur, il est en partie alimenté par l’électricité photovoltaïque et équipé d’une batterie froide pour rafraîchir l’air l’été.
À Bannalec dans le Finistère, le poulailler neuf de 1 800 m2 d’Antoine Lijour est le premier équipé du concept de chauffage Calopor. Pourvu de pompes à chaleur, il est en partie alimenté par l’électricité photovoltaïque et équipé d’une batterie froide pour rafraîchir l’air l’été.
Le système Calopor installé dans le bâtiment de 1 800 m2 d’Antoine Lijour est innovant à plus d’un titre.
Plus qu’un prototype, ce pilote de chauffage par pompe à chaleur s’inspire du chauffage Biomin que l’entreprise a développé il y a quelques années en élevage de porc et dont l’éleveur a équipé il y a trois ans ses salles de maternité et de post-sevrage. Le dispositif est composé de deux caissons extérieurs sur un même long pan, insufflant un air chaud jusqu’à 12 000 m3 par heure, via deux larges bouches d’entrée d’air à environ 50 cm du sol. Chacun dispose d’une pompe à chaleur air/air de 50 kW à détente indirecte, reliée à deux batteries et d’une chaudière à gaz pour prendre le relais, la nuit notamment et en complément en phase de démarrage. En 2026, les pompes à chaleur seront alimentées en journée par la centrale photovoltaïque qui sera installée sur les deux faces de la toiture (1). Par sécurité, deux canons à gaz GP 95 Ermaf Le Roy ont été ajoutés dans le poulailler, qui bénéficie par ailleurs d’une isolation renforcée.
Une régulation de précision des besoins de chauffe
« L’intérêt du chauffage Calopor est qu’il produit un air neuf et sec. En l’absence de combustion, on réduit les dégagements de CO2 et d’humidité dans la salle, et indirectement les besoins de ventilation puis de chauffe », explique Patrice Monot, de l’entreprise finistérienne. « Ce concept est combiné à une nouvelle régulation de précision. Appelée régulation biométrique, elle tient compte des besoins des animaux, du cycle de besoin journalier mais aussi de régénération de l’air en fonction de la teneur en polluants. » Pour affiner les réglages, ce bâtiment pilote a été équipé de nombreux capteurs connectés (T°C, H %, CO2 et NH3) et de caméras.
Grâce à la pompe à chaleur réversible et à une batterie froide, cet équipement pourra aussi servir en période chaude pour rafraîchir les poulaillers en soufflant un air froid. C’est un atout supplémentaire, notamment lorsque la brumisation est contrainte par une hygrométrie trop élevée.