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L'ambition régionale de Terres du Sud

Basée dans le Lot-et-Garonne, la coopérative Terres du Sud couvre de larges territoires pour répondre à toutes les demandes de tous les abattoirs régionaux.

Deux tiers des poulets fermiers 
de la filiale Blason d'Or sont étiquetés Périgord, le fer de lance 
de cet abattoir à vocation régionale.
Deux tiers des poulets fermiers
de la filiale Blason d'Or sont étiquetés Périgord, le fer de lance
de cet abattoir à vocation régionale.
© Blason d'Or

Partie de presque rien, Terres du Sud est devenue en moins de dix ans le plus grand producteur de volailles du Sud-Ouest, avec un planning hebdomadaire proche des 300 000 volailles, moitié en plein air (label, bio) et moitié en claustration (certifié, standard). Le chiffre des 17 millions de mises en place devrait être dépassé cette année, en progression annuelle d'un million de volailles.
Historiquement, la coopérative est la plus récente structure du Sud-Ouest impliquée dans l'aviculture. Avant de produire avec ses adhérents, cette coopérative de productions végétales a fabriqué de l'aliment et pris des participations minoritaires dans des abattoirs, au gré des opportunités : transformation d'un fonds de commerce en 3 % du capital de LDC Aquitaine, prise de majorité au capital de Blason d'Or, 2 % des abattoirs Gersois via le holding Volailles de Gascogne. Elle s'est vraiment impliquée dans l'amont de son département à partir de 2007. À l'occasion du sauvetage de l'organisation indépendante Sud Ouest Volailles, vendant les volailles de l'association d'éleveurs Assov.


Construire des bases solides et performantes


Embauché en 2001 sur l'activité alimentation animale, soutenu par les professionnels, Philippe Thierry a été l'artisan du décollage de l'activité avicole. « Notre objectif est d'être une force de proposition et de satisfaire la demande des abatteurs régionaux, grands et petits (25 % des volumes actuels) », explique-t-il. Avec de la volaille standard ou label, sans exclusion géographique, à l'exception du département des Landes, « réservé » à Maïsadour.
Il fallait trouver des producteurs suffisamment proches des abattoirs. L'expansion s'est faite avec la volonté de professionnaliser les éleveurs et de moderniser les élevages, afin de fournir des produits compétitifs. En label, le tunnel souple a été abandonné au profit du bâtiment dur. À partir de 2008-2009, un vaste plan de développement a été engagé en label avec la construction effective d'une trentaine de sites de quatre bâtiments. Aujourd'hui, une nouvelle tranche se construit. Outre la régulation d'ambiance, le peson automatique, l'échangeur de chaleur, la pesée du silo sont très fortement conseillés. Chaque site doit pouvoir être visité au pied levé par les auditeurs de la grande distribution. La charte de six soleils lancée en 2013, assortie d'une prime maximale de 1600 euros (presque un treizième mois), va dans ce sens.
En 2010, le dépôt de bilan de l'abattoir Gaye en Dordogne et la création de Fermiers du Périgord ont été l'occasion d'y prendre une participation de 34 %, minoritaire mais de blocage. Dans la foulée, Terres du Sud a convaincu une structure de production périgourdine autonome de la rejoindre en 2011. Le GPVB (groupement de producteurs de volailles du Bergeracois) a pour unique client Blason d'Or, détenu par Terres du Sud.


Affirmer ses positions territoriales au nord du Sud-Ouest


Les appels du pied à Périgord Aviculture, fournissant Fermiers du Périgord, n'ont pas rencontré le même écho. Son président, Jean-Pierre Dupuy, défend son indépendance. Partie prenante dans FSO, la coop va se mettre peu à peu en capacité de produire le poulet label liberté à la marque St Sever. Ce qui implique que les nouveaux poulaillers soient construits selon ce cahier des charges (notamment 24 mètres de trappes au lieu de 16 mètres).


Pas d'état d'âme pour tel ou tel label rouge ou IGP


Terres du Sud est devenu incontournable, d'autant que son dispositif et son niveau de compétitivité satisfont les abattoirs. « Le ticket d'entrée dans la filière avicole, c'est la production et non l'outil industriel, qui peut être fait ou défait en quelques mois », estime Philippe Thierry. La massification permet d'écraser les coûts fixes, d'apporter la souplesse de gestion des volumes et de gagner en compétitivité. À condition de continuer à progresser techniquement et économiquement, la coopérative du Lot-et-Garonne sera un des acteurs majeurs de la réunification des productions avicoles du Sud-Ouest.

Affirmer ses positions territoriales au nord du Sud-Ouest


Les appels du pied à Périgord Aviculture, fournissant Fermiers du Périgord, n'ont pas rencontré le même écho. Son président, Jean-Pierre Dupuy, défend son indépendance. Partie prenante dans FSO, la coop va se mettre peu à peu en capacité de produire le poulet label liberté à la marque St Sever. Ce qui implique que les nouveaux poulaillers soient construits selon ce cahier des charges (notamment 24 mètres de trappes au lieu de 16 mètres).


Pas d'état d'âme pour tel ou tel label rouge ou IGP


Terres du Sud est devenu incontournable, d'autant que son dispositif et son niveau de compétitivité satisfont les abattoirs. « Le ticket d'entrée dans la filière avicole, c'est la production et non l'outil industriel, qui peut être fait ou défait en quelques mois », estime Philippe Thierry. La massification permet d'écraser les coûts fixes, d'apporter la souplesse de gestion des volumes et de gagner en compétitivité. À condition de continuer à progresser techniquement et économiquement, la coopérative du Lot-et-Garonne sera un des acteurs majeurs de la réunification des productions avicoles du Sud-Ouest.

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