Aller au contenu principal

Des souches de canards de chair toujours plus précoces

Les sélectionneurs français Orvia et Grimaud Frères ont simplifié leur offre en canard de chair, entre les génétiques Barbarie et Pékin.

<em class="placeholder">En génétique Barbarie, l’offre est plus variée qu’en Pékin, mais elle s’est simplifiée.</em>
En génétique Barbarie, l’offre est plus variée qu’en Pékin, mais elle s’est simplifiée.
© A. Puybasset

Le groupe Orvia et Grimaud Frères sont présents sur les deux filières du canard, valorisé sous la forme de foie gras et de viande ou exclusivement pour sa viande, en proposant des souches adaptées.

Lire aussi : Les atouts de la viande de canard Barbarie

Pour produire de la viande de canard, les deux sélectionneurs français proposent du canard de Barbarie et du canard Pékin. En France, le canard Pékin reste minoritaire, de l’ordre de 40 000 animaux mis en place par semaine selon le comité interprofessionnel du canard de chair (Cicar). Néanmoins, ce chiffre est en augmentation.

En génétique Barbarie, l’offre est plus variée qu’en Pékin, mais elle s’est simplifiée. Orvia et Grimaud Frères ont chacun deux souches commerciales (et une troisième qui peut être engraissée), sachant que la majorité des canetons sont produits en circuit long. Chacun des sélectionneurs a répondu aux attentes de ce créneau : faire du poids plus rapidement, tout en gardant un bon rendement filet, avec des indices de consommation les plus bas possibles. De quoi satisfaire l’amont (critères poids vif et consommation) et l’abatteur (critère rendement). Les deux sélectionneurs visent l’obtention de mâles fournissant un filet de 380 à 400 g vers 72 à 74 jours, sans dégrader non plus la qualité organoleptique. L’objectif sous-jacent est d’obtenir un prix compétitif pour le marché d’exportation (un canard sur deux étant exporté). « Associé au travail sur la précocité, le gain de rendement filet permet de diminuer les âges d’abattage et d’accentuer le gain d’indice de consommation, soit 2,34 à 77 jours pour le ST6C », souligne Orvia. « Pour un objectif de poids vif et de rendement identiques, la version alourdie ST6LC peut être abattue trois jours plus tôt, ce qui permet de diminuer encore l’indice. » Grimaud Frères ajoute l’éthique à son marketing, en proposant la souche R71 E, potentiellement ovosexable et permettant d’écarter tout ou partie des femelles à 10 jours d’incubation. De plus, « la souche Canedin R 71 E permet de faire le poids une semaine plus tôt vers 72 à 74 jours, assure Christian Lalanne, directeur commercial de Grimaud Frères. Elle représente 90 % de nos volumes en Barbarie ».

La génétique Pékin est essentiellement destinée à être exportée. Chaque sélectionneur propose un seul produit lourd (Star 53 super lourd pour Grimaud Frères et ST5 Heavy pour Orvia), alliant vitesse de croissance (3,7 kg à 42 jours pour le ST5H d’Orvia) avec un bon indice de consommation (1,8 à 2) et des rendements en filet de l’ordre de 18 à 20 % (poids de 340 g vers 42 jours, 420 g à 49 jours). C’est presque équivalent à ceux d’un Barbarie abattu beaucoup plus tardivement. À noter que le dimorphisme sexuel beaucoup moins accentué chez le Pékin, permet de valoriser toutes les femelles.

 

 
<em class="placeholder">Tableau = L’offre génétique française en canard de chair</em>
Tableau = L’offre génétique française en canard de chair © Sources : Orvia et Grimaud Frères

Les plus lus

<em class="placeholder">Le bien-être animal et l’environnement sont rarement cités comme priorités premières, non par désintérêt, mais parce qu’ils sont perçus comme déjà intégrés ou ...</em>
Une perception plurielle des éleveurs de volailles face aux enjeux sociétaux

Bien-être animal, environnement, lien avec la société… Le projet Entr’Actes montre comment les éleveurs de volailles…

<em class="placeholder">SBV a engagé un programme d’investissement de 60 millions d’euros pour augmenter de 100 000 poulets par semaine sa capacité hebdomadaire d’ici 2028.</em>
Le pôle breton du groupe volailler LDC accélère sa transformation pour valoriser l’origine France

La Société bretonne de volailles développe ses capacités et son offre de produits et services en poulet, dinde, canard et…

<em class="placeholder">Très automatisé, l’atelier découpe a une cadence de 6 000 poulets par heure.</em>
Le site Celvia poulet se prépare à augmenter sa production

Visite en images du site Celvia poulet de la Société bretonne de volailles qui se prépare à une phase d'investissements.

Bâtiment jeunes poulets avec plateforme
BroilerNet : Les bonnes pratiques d’élevage en poulet de chair à l’échelle européenne dans un Webinaire gratuit le 4 juin 2026

Le projet européen BroilerNet, dédié à l’identification et le partage de bonnes pratiques en élevage, se finalise après 4 ans…

<em class="placeholder">Les bâtiments de poulets construits en 2018 et 2022 sont tous deux équipés d&#039;un système pad cooling.</em>
Coup de chaleur « J’ai l’esprit plus tranquille avec les panneaux pad cooling installés dans mes bâtiments de poulets »

Pour faire face aux épisodes de fortes chaleurs, Florian Aymard, éleveur de poulets dans la Drôme, a équipé ses deux bâtiments…

<em class="placeholder">Guillaume Jordan, éleveur de 12 000 poules bio à Vénérieu : « Mes trois lots ont été élevés jusqu&#039;à 72 semaines, puis 77 et 81 semaines pour le dernier. »</em>
Allongement de la durée de ponte : "Le risque est calculé en production d'oeufs plein air et bio"

Au sein de Fermiers du Sud-Est, la décision d’allonger la carrière des poules est prise à 40 semaines et un protocole de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)