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Vinifresh : un échangeur thermique passif pour rafraîchir la vendange

La société Moebius Technologies a fait sensation sur le salon Viteff avec son système passif de refroidissement des moûts.

Le système Vinifresh permet de refroidir la vendange sans faire appel à un groupe de froid.
Le système Vinifresh permet de refroidir la vendange sans faire appel à un groupe de froid.
© X. Delbecque

C’était l’une des attractions de ce salon Viteff : l’ingénieux système de refroidissement des moûts entièrement passif Vinifresh, auréolé d’un prix de l’innovation. Chacun se demandant par quel tour de passe-passe cette prouesse de rafraîchir la vendange sans groupe de froid est rendue possible. « Nous jouons sur le fait que le changement d’état de la matière, le passage de la phase solide à liquide notamment, nécessite beaucoup d’énergie », explique Arnaud Alavant, cofondateur de la société Moebius Technologies. Sauf qu’au lieu d’utiliser de l’eau, dont le changement d’état intervient à 0 °C, le système emploie de la glycérine végétale, qui fond à 18 °C. Ainsi, un échangeur tubulaire baigne dans cette matière d’abord solide, qui absorbe les calories du moût en changeant d’état peu à peu. La vendange ressort alors entre 18 et 20 °C.

Une matière première abondante et bon marché

Une fois la cuve de glycérine passée à l’état liquide, reste à la refaire passer à l’état solide. Deux options s’offrent au vigneron : faire passer un fluide froid dans l’échangeur (ce qui paraît peu cohérant du point de vue du bilan global de l’opération), ou bien profiter de la fraîcheur nocturne extérieure (pour peu que les nuits descendent en dessous de 18 °C). La glycérine végétale, qui est également un additif alimentaire, est un déchet d’estérification des biocarburants que la jeune firme trouve en abondance et à très bon marché à l’usine champenoise du groupe Avril. Moebius Technologies souhaite lancer la commercialisation du Vinifresh dès aujourd’hui, à un tarif non communiqué. « Cela dépendra du dimensionnement, qui sera fonction de la quantité de moût à traiter », commente Arnaud Alavant.

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