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Les vignerons coopérateurs au chevet des consommateurs

Quels vins pour quels consommateurs ? Telle est la question à laquelle devaient répondre les intervenants lors du congrès des vignerons coopérateurs, qui s’est déroulé le 28 juin à Saumur.

La quantité de bière par habitant n'a que peu évolué sur les derniers 50 ans.
La quantité de bière alcoolisée par habitant n'a que peu évolué sur les derniers 50 ans.
© C. de Nadaillac

La consommation de vin en France chute, c’est un fait. Qui, selon Fabrizio Bucella, professeur à l’Université libre de Bruxelle, s’explique par plusieurs phénomènes. Le premier est que le vin a changé de statut. Ce n’est plus la boisson « totem » consommée par tout un chacun. Elle est de plus en plus mise à mal, les modes de vie changeant à vitesse V. Par ailleurs, l’étude du Lancet parue en 2018 et expliquant que même un verre de vin était néfaste pour la santé, a eu des répercussions importantes.

Tabler sur les no-low

De plus en plus d’individus ne consomment donc plus du tout d’alcool. D’après une enquête réalisée en 2023 pour LVMH, aux Etats-Unis, 56% des répondants ne boiraient jamais d’alcool. Comment dans ce contexte tirer son épingle du jeu ? Tout d’abord, en misant sur des produits pas ou peu alcoolisés.

Magali Filhue, déléguée générale des Brasseurs de France, a en effet souligné que la croissance de la bière s’effectue essentiellement sur le sans alcool, la quantité d’alcool pur brassicole consommé en France étant stable depuis 1960. « 29 % des consommateurs vont sur du no-low alcool, a-t-elle pointé, et ce pourcentage augmente. Et chez les jeunes, on est même à 44 %. »

En produisant des vins parlant aux jeunes, simples et sans prise de tête, à l’instar des vins nature ou vins « glouglous », qui ne nécessitent pas une expertise particulière pour être appréciés. « Il faut qu’on puisse dire j’aime, ou je n’aime pas, en buvant un produit, sans avoir l’impression d’être jugé », illustre Magali Filhue.

Ne pas galvauder le prix

En étant souvent innovant. Cuvées spéciales (cheval, amphore), produits nomades, mixologie, sont autant de voies à explorer, que certaines coopératives investissent à l’image de la cave de Correns et de celle de Robert & Marcel.

En tablant sur un bon positionnement prix. Une étude menée en 1999 à Bordeaux a en effet démontré que lorsqu’un consommateur croit boire un vin cher, cela active son cortex orbito-frontal, qui est la zone du plaisir. « Le prix ne doit pas être galvaudé » en conclut Fabrizio Bucella.

En créant un lien avec le consommateur, que ce soit via des évènements, de l’oenotourisme, etc. Magali Filhue a notamment pointé l’essor des ateliers de brassage, des visites de brasseries, des Brewpubs et des Taprooms (salle de dégustation).

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