Aller au contenu principal

Le propriétaire et négociant De Mour joue la carte du casher

Vignes du château Tour Baladoz en Saint-Émilion grand cru.
Vignes du château Tour Baladoz en Saint-Émilion grand cru.
© De Mour

Avec une production réservée à l’avance et un prix de vente supérieur à la référence standard, la famille Schepper aurait tort de se priver du segment casher ! Cela fait quinze ans que sa maison, De Mour, travaille en partenariat avec le négoce Clovis Lesieutre, leader européen du marché des vins et spiritueux casher, sur deux de ses cinq propriétés (château Haut Breton Larigaudière - Margaux et château Tour Baladoz - Saint-Émilion grand cru). Si l’initiative est venue du négociant israélite, la maison De Mour a rapidement saisi l’intérêt de ce marché à part entière. Huit mille cols du premier vin rouge de chaque propriété, soit 10 % du chiffre d’affaires, sont ainsi écoulés tous les ans. « Nous marchons par contrat, que nous renégocions tous les ans, explique Hélène de Schepper, responsable communication. C’est un marché intéressant car il est très stable. Cela nous apporte également de la notoriété, nos vins sont parfois servis à l’Élysée lors de réceptions officielles de représentants israéliens ».

Un marché en progression constante. Un autre aspect intéressant de ce marché, c’est qu’il répond à une demande. « Nous ne faisons pas de communication sur ce produit, poursuit Hélène de Schepper. La clientèle est déjà existante. La plupart des vins sont exportés vers Israël et les États-Unis. » En France, le marché des vins casher est estimé à plus de soixante millions d’euros, et celui des États-Unis affiche une croissance de huit pourcents par an. La jeunesse juive se révèle être de plus en plus amatrice et curieuse de vins, ce qui donne une place à chaque région, couleur ou qualité. Malgré cela, peu de domaines acceptent de se lancer dans de telles productions, notamment à cause d’un cahier des charges exigeant.

Les plus lus

Cave Arnaud de Villeneuve dans les Pyrénées-Orientales
Pyrénées-Orientales : deux importantes caves coopératives de vinification en redressement judiciaire

À court de trésorerie, la cave Arnaud de Villeneuve et le GICB, qui représentent 20 % des volumes de la coopération…

Plan d’arrachage des vignes 2026 : le guichet sera ouvert au plus tard à partir du 6 février

Annoncé au Sitevi par la ministre de l’Agriculture, le plan d’arrachage doté d’un budget de 130 M€ sera lancé début…

[Vidéo] Rentabilité en Gironde : « Mon meilleur investissement sur mon exploitation viticole est une double trémie Sepeba pour semer mes couverts végétaux »

Victor Moreaud, viticulteur à la SCEA Les Joualles de Cormeil-Figeac, à Saint-Émilion, en Gironde, a investi dans une double…

[Vidéo] Rentabilité en Savoie : « Mon meilleur investissement sur mon exploitation viticole est une brosse de désherbage multiclean »

Laurent Reynaud, vigneron coopérateur à Ruffieux, en Savoie, a investi dans une brosse multiclean Clemens il y a 3 ans, qui…

VIDEO. Pellenc – L’Optimum XXL80, la récolte en grande taille

Pellenc complète par le haut son catalogue d’automotrices de récolte avec l’Optimum XXL 80, pour le raisin, les olives et les…

<em class="placeholder">Souches de vigne en tas sur une parcelle de vigne qui vient d&#039;être arrachée.</em>
Quelle couverture sociale pour le vigneron après l’arrachage de ses vignes ?
À quelques années de la retraite, il peut être envisageable d’arracher les vignes et de vivre de l’écoulement des stocks. De…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole