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La viticulture bio confirme son dynamisme en 2019

Selon le bilan 2019 publié par l’Agence bio début juillet, la viticulture bio affiche une augmentation de 23% de ses surfaces et garde une distribution atypique marquée par une proportion majoritaire de vente directe.

En 2019, la viticulture biologique a gagné 18 000 hectares pour atteindre 14% des surfaces viticoles soit une progression de 23%, encore un peu supérieure au 20% enregistrés l'an dernier.
© X. Delbecque

Désormais 14% des vignes françaises sont cultivées en bio, soit 112 057 hectares. Au 68 506 hectares de vignes certifiées s’ajoutent 43 551 hectares de vignes en conversion, dont près de 21 000 hectares entrés en conversion en 2019.

Ces surfaces sont cultivées par un peu plus de 8 000 exploitations viticoles en 2019. Par rapport à 2018, 1 300 exploitations de plus sont engagées en bio (6 726 en 2018).

« Nous sommes sur une belle progression, qui pourrait nous amener à respecter les engagements pris dans les contrats d’objectifs bio», a commenté Gérard Michaut, vice-président de l’Agence bio en évoquant l’ensemble des chiffres du bilan 2019 lors d’une visioconférence. « Alors que la Commission européenne ambitionne d’avoir 25% d’agriculture biologique en 2030 en Europe, la France doit s’emparer de cet objectif et devenir un leader », a lancé de son côté Philippe Henry, président de l’Agence bio. La viticulture biologique est en pointe de cette dynamique puisqu'elle affiche une progression en surface de 23%, nettement supérieure à celle des surfaces bio toutes cultures confondues qui progressent de 13%.

Lire aussi " La conversion à la viticulture biologique doit s'anticiper sur tous les plans "

La vente directe, premier canal de distribution

Côté consommation, les achats de vin bio approchent du milliard de chiffre d’affaires (979 millions d'euros) avec 5% de progression.

Selon l’Agence bio, parmi les achats de vin bio en France, la proportion de vins importés ne dépasse pas 1%, alors que la part d’importation est de 33% en moyenne pour l’ensemble des achats de produits bio.

Autre singularité, les ventes de vins bio se font à 45% en vente directe, une proportion toujours exceptionnelle dans l’univers du bio. Cette part n’est que de 11% sur l’ensemble des achats bio. Le second secteur bio totalisant la plus forte proportion de vente directe est celui des fruits et légumes avec seulement 22%.

La part des « artisans, commerces », parmi lesquels se rangent les cavistes, est elle aussi élevée avec 21% alors qu'elle est de 5% globalement.

Les grandes surfaces ne représentent que 24% des achats de vins bio contre 55% pour l’ensemble des produits bio. Cette part est toutefois très supérieure à celle de la distribution spécialisée bio dont la part pour les achats de vins est évaluée à seulement 11% en 2019 (elle est de 28% pour l'ensemble des achats de produits bio). Dans son rapport, l'Agence bio indique que ses enquêtes "affinées chaque année, ont permis de mieux analyser les ventes de vin dans le circuit spécialisé bio". En 2018, sa part avait été estimée à 21%.

Lire aussi : "En Languedoc, l'évolution des cours favorise la rentabilité du vin bio"

 

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