En Gironde, « pour mes stylos en cep de vigne, je recherche un résultat haut de gamme »
Originaire de la région de Fronsac en Gironde, Romain Guionie donne une deuxième vie aux ceps après leur carrière viticole. Sa pièce maîtresse : le stylo en bois de vigne.
Ancien ouvrier en métallurgie passionné par le bois, Romain Guionie s’est fait une spécialité : fabriquer des stylos en cep de vigne. Une bascule vers l’artisanat d’art arrivée presque « par hasard » selon ses mots, grâce à une annonce repérée sur Leboncoin. « J’habite à Saint-Michel-de-Fronsac, à 12 km de Saint-Émilion. Je suis amoureux de ma région et j’ai toujours voulu développer une activité ici », raconte le Girondin.
Des ceps pas trop vieux, ni trop creux
Aussi, lorsque l’entreprise pour laquelle il est salarié cherche un cadeau original et local pour ses clients, il propose ses services à son patron. « Il a accepté mon devis pour 50 stylos et m’a aidé à créer ma microentreprise en 2018 », se souvient Romain Guionie. La ligne de son destin professionnel prend alors forme : un CAP menuiserie en poche, il s’installe en 2020.
Sa clientèle ? Les particuliers mais aussi beaucoup de domaines viticoles. Au départ très présent localement, l’artisan réalise désormais 70 % de son chiffre d’affaires via son site internet et les réseaux sociaux, qui assurent une visibilité bien plus large à son entreprise : Un arbre, deux vies. Il a ainsi travaillé pour les vignes de Montmartre, la Bourgogne ou le Vaucluse.
Des douelles qui se transforment en rasoirs
S’il fabrique des stylos ce n’est pas par hasard : « la vigne est une liane et on ne peut pas sortir de très gros objets avec un cep ». Au fil des années, il a tout de même diversifié sa gamme et propose aussi des porte-clés et des tire-bouchons « traditionnels » qui gardent la forme du cep, après une demande des clients.
Il achète aussi quelques barriques d’occasion ayant contenu du vin rouge, pour la couleur. Sous ses doigts, le chêne se transforme en rasoirs, planches à découper, dessous de plats gravés au laser, marque-pages, magnets de frigo, bougeoirs… Derniers-nés l’an dernier : un plateau à fromage et un porte-encens. Il y en a pour toutes les bourses, de 6 euros le porte-clé jusqu’à 200 euros le stylo-plume. Une échelle qui varie avec le temps de travail et les fournitures nécessaires à la production de l’objet.
Son produit phare demeure le stylo qui représente à lui seul 80 % des ventes. « Les gens viennent pour ça ! Les particuliers privilégient le roller et les entreprises se tournent plutôt vers le stylo-bille », remarque Romain Guionie. Et il le confirme, « on utilise encore des stylos-plumes, même dans la jeune génération ». Il se souvient notamment d’un couple de vingtenaires venus récemment choisir les leurs.
Une offre pour les professionnels
Envie de trouver un goodie personnalisé pour remercier vos meilleurs clients ou un souvenir à proposer aux touristes dans votre caveau ? Romain Guionie peut floquer ses objets au logo ou aux armes de votre domaine. Après accord, il réalise un échantillon pour valider la création. Prix sur devis et tarifs dégressifs en fonction des quantités.