En Gironde : « Le produit d’ImmunRise a été efficace pour lutter contre le mildiou de la vigne même sous forte pression »
Emmanuelle Bordeille, viticultrice au Château Lambert, à Saint-Aignan, en Gironde, teste depuis quatre ans le produit de lutte contre le mildiou à base d’algues d’ImmunRise. Avec succès.
Emmanuelle Bordeille, viticultrice au Château Lambert, à Saint-Aignan, en Gironde, teste depuis quatre ans le produit de lutte contre le mildiou à base d’algues d’ImmunRise. Avec succès.
« Je teste le produit d’ImmunRise depuis quatre saisons sur une petite parcelle de merlot de 30 ares. 2024 était ma troisième année d’essai et je n’ai pas eu de dégâts de mildiou sur cette campagne malgré la pression historique. S’il a résisté à 2024, on peut dire qu’il est efficace !
Il se présente sous forme liquide et ne provoque aucun bouchage. Il s’utilise comme du cuivre : c’est un produit de contact, qui est lessivé par la pluie. Il doit être pulvérisé avant l’attaque de mildiou, en prévention. Il n’y a pas vraiment de règles de décision particulières : il faut traiter en fonction de la pression mildiou. L’entreprise demande que nous l’appliquions à la dose de 33 litres par hectare, avec un volume de 150 litres par hectare.
Je le passe avec mon pulvérisateur pneumatique qui est aux normes mais pas récent. Il n’y a pas besoin d’acidifier l’eau mais nous ajoutons un adjuvant pour augmenter l’adhérence sur la vigne. Dans le cadre de l’essai, nous l’employons seul, même si à terme l’entreprise souhaite plutôt le proposer comme un complément au cuivre, afin notamment de ne pas créer de résistances au produit. Mais sur la base de mes quatre années d’essai, je peux dire qu’il fonctionne très bien seul et qu’il pourrait remplacer le cuivre.
Un produit naturel qui a également un effet sur le black-rot
J’apprécie le fait qu’il s’agisse d’une microalgue, que ce soit un produit naturel. Selon mes observations, cela n’interfère pas avec la vigne. Les peaux des baies ne sont pas plus épaisses, les moûts ne sont pas différents. Je n’ai pas constaté de conditions de passage (température, hygrométrie) différentes du cuivre.
Je ne vois aucun inconvénient à ce produit. Au départ, il fallait le conserver au congélateur ce qui était compliqué. Mais la firme a travaillé sur la formulation et ce n’est plus le cas, c’est top. S’il était homologué demain, je l’utiliserais sur toute la propriété, si toutefois le prix restait accessible, car je suis en zéro résidu de pesticides et cela correspond à ma philosophie. En plus, j’ai constaté que le produit a aussi une incidence sur le black-rot même si ce n’est pas sa cible première et qu’il n’y a pas eu de mesures pour le moment d’effectuées. »