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En Bourgogne : « Je fais des essais de pulvérisation par drone sur une parcelle de vigne en pente et dévers »

David Croix, gérant du Domaine des Croix, à Beaune, en Côte-d’Or, réalise des essais de pulvérisation au drone avec un prestataire de services, sur une parcelle en pente et en dévers.

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David Croix, viticulteur sur 8 ha au Domaine des Croix, à Beaune, en Côte-d’Or</em>
David Croix, gérant du Domaine des Croix, à Beaune, en Côte-d’Or, réalise des essais de pulvérisation au drone avec un prestataire de services, sur une parcelle en pente et en dévers.
© D. Croix

« J’ai une parcelle de 75 ares très compliquée à travailler, en hélice d’avion, c’est-à-dire en forte pente (25 %) et en dévers (environ 15 %). J’ai déjà failli me tuer sur cette parcelle en traitant. Et après une pluie, c’est encore plus compliqué. En 2024, le tracteur avec lequel je la traitais est tombé en panne. Ces deux éléments, dangerosité et casse, ont fait que j’ai décidé de tester les passages au drone, en complément de traitements phyto au chenillard. En 2025, j’ai continué les essais à raison d’un traitement sur deux. J’ai réalisé les autres passages avec un tracteur racheté à cet effet.

Le drone peut intervenir rapidement après une pluie

Dans l’ensemble, les résultats sont ok. En 2024, année très compliquée au niveau mildiou, j’ai récolté 30 hectolitres par hectare, ce qui est bien étant donné les conditions de la campagne et démontre une certaine efficacité du système. Autre avantage du drone, il peut passer rapidement après une pluie, ce qui est intéressant lorsqu’on travaille avec des produits de contact. Et bien sûr, cet appareil supprime la dangerosité pour l’utilisateur. Passer par un prestataire évite d’avoir à se former et à réaliser les déclarations de vol.

Attention à la dérive et au coût

En revanche, la qualité de traitement n’est pas aussi bonne qu’avec un pulvérisateur classique à jet porté et il y a de la dérive dès qu’il y a un tout petit peu de vent, vu que le drone est à 4 ou 5 m au-dessus de la parcelle. Autre inconvénient : le manque de réactivité, puisque je travaille avec un prestataire situé dans le Sud. Il ne peut pas venir tout le temps. Enfin, il s’agit d’une prestation onéreuse. Cela me coûte 470 euros HT pour les 75 ares. L’opération dure entre 2 heures et 2 h 30, car le prestataire doit venir chercher la bouillie à raison de 15 litres à chaque fois, puis retourner à la parcelle. Il y a beaucoup de manipulations. »

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