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Des savons aux arômes de cépages

Étienne Millerioux a créé la marque Vie.gne qui propose des savons-cépages artisanaux. La première gamme comprend six savons dédiés à autant de cépages : viognier, syrah, chardonnay, pinot noir, gamay et sauvignon.

Étienne Millerioux commercialise aussi des accessoires pour ses savons, ici une pochette étanche de voyage.
Étienne Millerioux commercialise aussi des accessoires pour ses savons, ici une pochette étanche de voyage.
© E. Millerioux

Lancée sur la plateforme Ulule, la première campagne de prévente des savons-cépages de la marque la Vie.gne s’est terminée mi-septembre avec un objectif atteint à plus de 2000 %. La gamme comprend six savons-cépages offrant des arômes alliant de nombreuses notes fruitées comme l’abricot, la poire, la myrtille, à des notes de brioche, de réglisse, d’herbe fraîche ou encore de pivoine et de bonbon anglais correspondant au viognier, à la syrah, au sauvignon, au pinot noir, au gamay mais aussi au chardonnay. « Concrètement, nous allons livrer un peu plus de 2000 savons avant Noël », explique Étienne Millerioux.

Jouer sur les parfums et les couleurs

Cet ingénieur de formation, qui était jusque-là conseiller d’entreprise, cherchait depuis près de dix ans une bonne idée pour allier sa passion du vin à son envie d’entreprendre. Créer ces savons lui est venu en découvrant les cosmétiques à base de pépins de raisin. « Le secteur des savons artisanaux m’a plu car j’aime l’idée d’un savoir-faire ancestral, poursuit-il. Je voulais maîtriser la fabrication de mes produits et j’aimais aussi le côté ludique de cette création, où on peut jouer sur les parfums et les couleurs avec les ocres, les argiles et les poudres végétales. »

Fin 2020, il se forme à l’École française de la savonnerie, suit les cours du WSET niveau 2.

Il intègre ensuite durant quarante jours un dispositif d’accompagnement destiné aux porteurs de projets dans sa région. « Cela m’a permis de valider le concept, mais surtout de rencontrer la parfumeuse qui est devenue ma principale partenaire pour reconstruire les arômes recherchés, se réjouit Étienne Millerioux. C’est un travail très spécifique. Les arômes du monde du vin sont à 60 % sur des notes de fruits. Or aujourd’hui, c’est techniquement impossible de récupérer une huile essentielle ou un absolu de fraise ou de poire. Seule exception, les notes d’agrumes. Pour obtenir les autres arômes fruités, il faut donc partir de plusieurs molécules qui, une fois associées dans certaines proportions, permettent d’obtenir la senteur voulue. »

Une manière de mettre en valeur le terroir

Pour la distribution de ses savons, Étienne Millerioux souhaite créer un réseau via des acteurs du vin, vignerons, cavistes, professionnels de l’œnotourisme. « C’est une façon de mettre en valeur leur savoir-faire et leur terroir de manière ludique et inédite, suggère-t-il. Et c’est aussi une forme de diversification qui peut amener un petit complément de chiffre d’affaires car il est parfois plus facile de repartir avec un savon qu’avec une bouteille de vin, en avion notamment. »

Lire aussi : Des bougies de luxe en hommage à la Gascogne

Et demain ? En 2022 Étienne Millerioux compte installer son propre laboratoire. Il pense aussi lancer des points de vente et envisage une deuxième gamme, avec cette fois des savons dédiés à des cépages bordelais.

« Pour les arômes je travaille avec la parfumeuse et son orgue à parfums. »

Retrouvez la boutique sur : https://viegne.fr/

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