Aller au contenu principal

Dans l’Hérault : « Nos couverts végétaux ne donnent pas assez de biomasse pour pailler le rang de vigne »

Émilie et Benjamin Faucheron, viticulteurs à Montady, dans l’Hérault, ont l’habitude d’implanter des couverts végétaux dans leurs vignes. Mais le climat sec ne leur permet pas d’avoir assez de biomasse pour pailler le cavaillon avec.

<em class="placeholder">Émilie Faucheron</em>
Émilie Faucheron, viticultrice à Montady, dans l'Hérault.
© E. Faucheron

« Nous réalisons des couverts végétaux depuis 2019, pour des questions d’érosion, de compactage, de fertilité et de structure des sols. En 2021, notre concessionnaire nous a prêté un broyeur avec déflecteur pour mulcher le cavaillon, car la tondeuse que nous avions commandée n’arrivait pas. Nous avons trouvé le concept génial pour économiser du travail du sol intercep et étions très enthousiastes ! C’est ainsi que nous avons testé grandeur réelle sur les 60 hectares du domaine, sur lesquels nous avions des couverts réussis mais qui ont manqué d’eau. Dans notre région où il ne pleut pas beaucoup, on ne peut pas se permettre de les laisser pousser trop longtemps. Pour éviter que la vesce ne gagne les ceps et pour ne pas pénaliser la vigne, nous avons commencé les travaux mi-avril.

Malheureusement le paillage n’a pas tenu très longtemps car nous n’avions pas assez de matière, d’autant plus que nous ne semons qu’un rang sur deux. Et sur les cépages à pampres, en bio, nous avons été obligés de le casser lors de l’épamprage mécanique avec les brosses. Nous n’avons pas pu réitérer le test depuis. Déjà parce qu’il aurait fallu investir encore dans un nouveau matériel. Et ensuite parce que nous cumulons les années sèches lors desquelles nos couverts ont du mal à pousser. Certaines années ils sont tellement chétifs qu’un simple coup de griffe suffit à les détruire. Je pense qu’en contexte méditerranéen ça n’est clairement pas possible d’imaginer cette technique tous les ans. »

Les plus lus

<em class="placeholder">Remorque antigel bricolée.</em>
Astuce de vigneron en Gironde : « J’ai confectionné une remorque antigel pour protéger mes vignes »

Frédéric Lahaye, viticulteur à Val de Virvée, en Gironde, a bricolé une remorque antigel. Voici comment il a opéré.

<em class="placeholder">Tracteur Lovol F4100</em>
Lovol - Un tracteur de 112 chevaux à tarif agressif
Le constructeur chinois présente le tracteur spécialisé F4100.
<em class="placeholder">Aurélien Schlienger, directeur des domaines Baudry Dutour, à Chinon, en Indre-et-Loire</em>
En Indre-et-Loire : « Notre programme de traitement de la vigne à environ 400 euros/ha/an intègre des biocontrôles »

Aurélien Schlienger, directeur des domaines Baudry Dutour, à Chinon, en Indre-et-Loire, intègre du biocontrôle dans ses…

<em class="placeholder">Le programme de protection doit tenir compte de la pression black-rot sur les gamays. </em>
Dans le Rhône, « le soufre réinvestit mon programme de traitement de la vigne »

Certifié Terra Vitis, Benoît Bleton essaie de limiter les produits CMR au maximum, tout en conservant une bonne efficacité.…

<em class="placeholder">Sonal Holland, première master of wine indienne et partenaire de la School of Wine &amp; Spirits Business.</em>
Inde : « Il faut que la filière viticole française ait bougé d’ici un ou deux ans maximum car tout le monde lorgne sur ce marché »

Sonal Holland, première master of wine indienne et partenaire de la School of Wine & Spirits Business, analyse le…

<em class="placeholder">Vigne aspergée</em>
En Champagne : « Cet épisode de gel de la vigne va certainement rentrer dans le top 3 des plus dévastateurs »

Les gels du mois de mars et de début avril ont été dévastateurs en Champagne et dans le Chablisien, mais beaucoup moins…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole