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Cinq catégories de pompes décryptées

Utilisation, avantages, inconvénients, prix… Pour choisir la machine la plus adaptée à vos besoins, retrouvez un condensé de l’offre disponible actuellement sur le marché.

La cave de Saint-Roch-Les-Vignes a choisi les pompes Aspic pour transférer ses vins, à 93 % des rosés, pour la faible dissolution d'oxygène qu'elles entraînent.
© J.GRAVÉ

Dans le procesus d'achat d’une pompe œnologique, la réflexion s'articule autour de trois points essentiels. Il faut d’abord définir ses besoins, en fonction des volumes produits, de l’organisation spatiale du chai et de ses exigences qualitatives. Puis, il faut se fixer un budget, sachant qu’en matière de pompe, les prix vont du simple au quintuple, voire plus. Enfin seulement vient le moment de choisir parmi l’offre pléthorique des constructeurs et/ou de leurs revendeurs. C’est de loin l’étape la plus chronophage. Quelques éclaircissements sur le mode de fonctionnement des différentes pompes sont un bon moyen de faire le tri.

Deux catégories, deux modes de fonctionnement bien distincts

Avant tout, ce qu’il faut retenir est que les pompes œnologiques se distinguent les unes des autres par les mécanismes utilisés pour déplacer le liquide. Deux grandes catégories existent. Les pompes volumétriques (lobes, pistons, rotors, péristaltiques) utilisent un différentiel de pression entre l’orifice d’entrée et de sortie pour déplacer le fluide. Ce différentiel est généré par le mouvement d’une pièce dans le corps de pompe, qui lui est fixe. De leur côté, les pompes roto-dynamiques (centrifuge) utilisent la force centrifuge pour mettre en mouvement le fluide. C’est la présence d’une roue à aube tournant sur son axe dans le corps de pompe qui permet la formation de la force centrifuge. De ces différents mécanismes et de la forme des éléments dans le corps de pompe découlent les caractéristiques de chacune. À vous de jouer !

Les pompes à lobes rotatifs

Utilisation : transfert de la vendange, des moûts et des vins, mise en bouteilles, pompage des lies, filtration.

Entraînement du fluide : par la rotation de doubles lobes ou de lobes hélicoïdaux (parfois appelés trilobes).

Avantages : très polyvalentes, robustes, nettoyage simple et rapide.

Inconvénients : chères, tenue de charge moyenne (prévoir d’ajouter des vannes).

Prix : 11 000 à 30 000 €.

Le + : grande performance sur l’auto-aspiration à sec.

Principaux fournisseurs : Cazaux, PMH Vinicole, Faupin, Pichonneau, ID Fluides.

Les pompes à rotors

Utilisation : remontage, filtration, brassage.

Entraînement du fluide : via un rotor flexible ou hélicoïdal.

Avantages : bon marché, elles génèrent peu de dissolutions d’oxygène en débit et fin de pompage.

Inconvénients : risque d’usure important car ces pompes comportent beaucoup de pièces ; intolérance aux particules solides ; souvent une à deux vitesses possibles.

Prix : autour de 4 000 €.

Le + : un flux continu et sans turbulences.

Principaux fournisseurs : Faupin, PMH Vinicole, Cazaux.

Les pompes à pistons rotatifs excentrés

Utilisation : transfert des moûts et des vins, mise en bouteille, pompage des lies.

Entraînement du fluide : par la rotation de pistons simples ou doubles, alignés ou superposés.

Avantages : supportent bien les transferts longue distance ; bonne tolérance au fonctionnement à sec.

Inconvénients : peu adaptées pour le pompage de la vendange car les particules solides peuvent endommager le mécanisme intérieur.

Prix : 10 000 à 18 000 €.

Le + : idéales pour pomper des liquides visqueux.

Principaux fournisseurs : Cazaux, Faupin, Della Toffola, Bodin Mengin.

Les pompes péristaltiques

Utilisation : transfert de la vendange entière, des moûts, des marcs et des vins, mise en bouteille.

Entraînement du fluide : alternance de compression et décompression par un patin ou un rotor du tuyau souple contenant les raisins ou le vin.

Avantages : peuvent être utilisées comme pompes doseuses ; pas de liquide de refroidissement, donc aucun risque de contamination en cas de panne sévère ; bonne résistance aux produits abrasifs.

Inconvénients : débit faible ; risque de coup de bélier ; faible tolérance aux hautes températures ; lourdes et encombrantes.

Prix : 7 000 à 10 000 €.

Le + : peuvent être utilisées pour le décuvage après humidification du marc.

Principaux fournisseurs : Faupin, Della Toffola.

Les pompes centrifuges

Utilisation : nettoyage des cuves, transfert de volumes de vin importants.

Entraînement du fluide : force centifuge

Avantages : bon marché, très simples d’utilisation.

Inconvénients : la plupart ne sont pas auto-amorçantes ; risque de cavitation en présence de gaz ; une seule vitesse possible.

Prix : autour de 2000 €.

Le + : bonne résistance aux suspensions solides.

Principaux fournisseurs : PMH Vinicole, Cazaux, Della Toffola.

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