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Champagne, un vignoble en quête de renouveau

À l’assemblée générale du Syndicat général des vignerons de la Champagne (SGV), le 9 avril 2026 à Épernay, la flavescence dorée s’est maintenue sur le devant de la scène, alors que les vignes vieillissent et que le commerce est à la peine.

<em class="placeholder">Maxime Toubard, président du SGV</em>
Flavescence dorée, vignes vieillissantes, ventes en berne : pour son sixième mandat à la tête du SGV, le président Maxime Toubart ne manque pas de défis à relever avec ses équipes.
© Y. Champenois

Le Syndicat général des vignerons de la Champagne (SGV) veut enrayer la progression de la flavescence dorée en Champagne. Un an après avoir mis en place l’obligation des prospections des vignes, qui ont donné lieu à 22 350 ha surveillés en 2025, l’ODG de l’appellation passe à la vitesse supérieure, et requiert que tout pied portant les symptômes d’une jaunisse — détecté en zone délimitée — soit arraché. Une mesure que le Syndicat veut intégrer au cahier des charges d’ici 2028.

Ce « phylloxéra du XXIe siècle » continue à prospérer dans un vignoble vieillissant, ce qui affecte la productivité champenoise. « Les rendements baissent annuellement depuis une vingtaine d’années », observe le président Maxime Toubart. Celui-ci pointe notamment le faible pourcentage de vignes renouvelées chaque année en Champagne, d’environ 0,7 %, alors que les institutions régionales visent un taux de replantation à hauteur de 2 %.

Vers une réserve solidaire

Les aléas climatiques, tels que le gel si meurtrier en 2026 (38 % de bourgeons détruits, selon le Comité Champagne), sont un autre facteur aggravant : ils entament régulièrement les réserves individuelles des récoltants dans certains secteurs champenois, ce qui incite le SGV à faire émerger prochainement un concept de « réserve solidaire », par transfert de récolte entre viticulteurs.

Objectif 100 millions de cols vendus par le vignoble

Ces questionnements agronomiques surgissent dans un contexte de baisse des ventes de champagne en France et à l’export (-3,3 % de chiffre d’affaires, -2,1 % de volumes). Pour les récoltants et les coopérateurs de Champagne, l’objectif est clair : « retrouver un niveau de commercialisation de 300 millions de bouteilles, dont 100 millions portés par le seul vignoble », martèle le SGV. En 2025, vignerons et coopératives ont écoulé 74,2 millions de cols.

Alors que le profil du buveur type affiche 56 ans au compteur, le SGV et sa bannière collective Champagne de Vignerons visent de nouveaux moments de dégustation chez les 25-40 ans qui ne sont pas encore consommateurs, et préparent une nouvelle campagne de communication.

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