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Un pré-verger à la bergerie de Rambouillet

La Bergerie nationale de Rambouillet s’est essayée à l’agroforesterie en plantant, en 2017, 105 arbres fruitiers (pommiers, poiriers, pruniers) sur une parcelle de deux hectares pâturée par les Romane et les Mérinos. Ce pré-verger est implanté à côté de deux hectares de prairies agroforestières avec des arbres pour l’affouragement ou le bois d’œuvre. « Nous avons voulu associer plusieurs productions sur une même surface », explique Catherine Chapron de la Bergerie nationale. Face aux risques de destruction des jeunes plants fruitiers ou forestiers, la Bergerie a investi dans une protection solide et pérenne. « Les trois piquets et le grillage ont été longs à installer et coûteux (entre 3 et 5 € par arbre) mais c’est nécessaire pour avoir une vraie protection. Pour la parcelle forestière, nous n’avions mis que des gaines avec un tuteur mais les moutons s’y sont frottés et ont déraciné certains arbres… »

L’herbe reste plus verte sous les arbres

L’espacement de 15 mètres entre les lignes et 8 mètres entre les arbres vise à concilier la production d’herbe, de fruit, de bois et de bien-être animal. « Le choix des essences fruitières a été pensé de façon à regrouper au maximum les dates de récoltes pour éviter que les fruits tombés au sol ne soient mangés », précise Gérald Roseau, le directeur de l’exploitation agricole. La parcelle de pré-verger peut ainsi être séparée en quatre sous-parcelles avec des dates de récoltes regroupées sur chaque sous-parcelle. La parcelle a aussi des vertus pédagogiques puisqu’elle permet par exemple de montrer que l’herbe est plus verte au printemps-été sous les arbres que dans les prés sans arbre.

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