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« La mondialisation répond aux attentes des consommateurs »

Sébastien Abis © Club Demeter
Sébastien Abis
© Club Demeter

Dans une chronique publiée par le journal l’Opinion, le 31 mars, le chercheur en relations internationales Sébastien Abis souligne qu’il est encore trop tôt pour « s’aventurer sur […] le processus de démondialisation que certains annoncent déjà ». Il rappelle qu’il « n’est pas possible de produire de tout partout et de le faire dans des conditions équivalentes ». Par ailleurs, « le consommateur moyen, où qu’il soit sur le globe, réclame de la quantité, de la qualité et de la diversité pour remplir son assiette ». Si cette géopolitique de l’alimentation étire les chaînes de valeur et engendre des dépendances, elle répond aussi aux attentes des consommateurs qui veulent « consommer si possible de tout, tout le temps et sans dépenser davantage ». Pour cela, 10 % des productions agricoles sont échangées mondialement (1 800 milliards de dollars sur un total de 20 000 milliards).

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