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Vacciner, c’est rentable !

La vaccination réalisée correctement peut permettre d’éviter de lourdes pertes et se révèle donc rapidement intéressante pour l’économie de l’exploitation.

La prévention par la vaccination permet de limiter le recours aux traitements curatifs, notamment aux antibiotiques, et garantir de bonnes performances techniques. Mais on ne pourra jamais vacciner contre toutes les maladies susceptibles d’affecter les ovins. Un plan de vaccination se met en place en fonction des caractéristiques de chaque élevage. Les données épidémiologiques locales et le bilan sanitaire doivent guider dans le choix des vaccinations qui doivent s’intégrer dans un plan global de maîtrise des risques : ambiance, alimentation, parasitisme… Lors d’une mini-conférence donnée à Tech-Ovin, Thibault Jozan du laboratoire MSD Santé animale a montré qu’en respectant ces considérations, la vaccination présentait un intérêt économique indéniable.

Sept fois plus d’agneaux vivants chez les femelles vaccinées

La toxoplasmose est responsable en Midi-Pyrénées de 50 % des séries abortives. Une étude réalisée dans cette région sur des femelles infestées a montré qu’on observait sept fois plus d’agneaux vivants chez les femelles ayant été vaccinées au préalable et un poids moyen des agneaux simples plus lourd de 1,4 kilo. « Prenons l’exemple d’une troupe de 100 femelles avec un taux de renouvellement à 20 %, un taux de prolificité de 150 % et une marge brute de 80 euros par agneau de boucherie. En vaccinant les femelles de renouvellement, avec une injection à 4,20 euros, soit un investissement de 520 euros sur cinq ans pour vacciner tout le troupeau, la vaccination est rentable dès lors que six agneaux auront été sauvés sur cinq ans, soit 0,8 % d’avortement en moins par an. Et sans compter la baisse de fertilité, les agneaux chétifs… »

Deuxième exemple avec le piétin dont les pertes, souvent sous-estimées, peuvent représenter entre 7 et 30 % de poids d’agneaux en moins dans les troupeaux atteints. Des études ont montré qu’en combinant vaccin, parage et pédiluve, on observe en moins de quatre mois la quasi-disparition des animaux atteints. « Si l’on prend l’exemple d’une troupe de 100 femelles avec entre 1 et 1,5 agneau vendu par brebis par an et un prix de l’agneau à 6,30 euros par kilo, les pertes liées à la baisse des performances de reproduction et aux retards de croissance iront de 1000 à 5000 euros. La vaccination, qui nécessite trois injections la première année et une par an les suivantes, représente un coût moyen sur cinq ans de 2,40 euros par année de présence. En combinant tous les paramètres, si on atteint 100 % de guérison, la vaccination est rentable dès la première année. »

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