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Risque élevée de retour de la FCO

La fièvre catarrhale ovine est actuellement présente en Espagne, en Italie et dans les Balkans. L’Anses préconise un renforcement des mesures sanitaires pour réduire le risque d’introduction par les animaux vivants.

Dans un avis publié début mars, l’Anses juge « assez élevé à très élevé » le risque d'introduction de la fièvre catarrhale ovine depuis l'Espagne ou l’Italie. L’Espagne fait actuellement face à des foyers de FCO à sérotype 4 (409 cas en 2014 dans le sud du pays) et à sérotype 1 (7 cas). Selon l’agence, la maladie risquerait d’être introduite en 2015 par des ruminants domestiques venant d’Espagne, destinés à rejoindre un abattoir, un élevage (engraissement ou reproduction) ou une arène de combat. Cependant, les autorités sanitaires espagnoles semblent avoir pris la mesure du problème puisqu’ils ont imposé une vaccination obligatoire des bovins et ovins contre les deux sérotypes avant le 30 juin dans la zone réglementée. La France pourrait toutefois renforcer les mesures sanitaires lors d’échange d’animaux avec son voisin espagnol. Ces échanges faisaient jusqu’à maintenant l’objet d’accords bilatéraux simplifiant les procédures.

L’Italie fait quant à elle face à des foyers de FCO de type 1 dans le centre du pays mais aussi depuis peu à des cas de sérotype 4 dans le sud du pays. Pour limiter le risque lié à l’introduction de ruminants d’abattage, l’Anses préconise que les animaux en provenance des zones réglementés d’Espagne et d’Italie soit abattus près des frontières et « dans des zones à faible densité d’élevage de ruminants ».

Le risque d’introduction par la Corse reste faible

Bien que non étudiée dans l’avis de l’Anses, la progression du sérotype 4 dans les Balkans peut aussi inquiéter. Depuis l’apparition du premier cas en Grèce en mai 2014, plus de 6 000 cas ont été déclarés en cinq mois dans 11 pays. La vaccination, seul moyen efficace de lutte, n’est, semble-t-il, prévue que dans quelques pays comme la Croatie et la Bulgarie. Les culicoïdes porteurs du virus pourraient eux remonter rapidement vers le Nord-Est.

Après les épisodes d’infection dus aux sérotypes 8 puis 1 en 2006 et 2007, la France continentale est considérée indemne de FCO depuis décembre 2012. La Corse, quant à elle, reste une zone règlementée pour les sérotypes 1, 2, 4, 8 et 16 même si aucun cas de sérotype 1 n’a été signalé depuis mai 2014 grâce à une vaccination obligatoire de tous les ruminants. Avec l’analyse PCR de groupe actuellement pratiqué pour l’acheminement des animaux vers un abattoir de France continentale, le risque d’introduction de la FCO par la Corse est estimé comme « minime à extrêmement faible » par l’Anses. En arrêtant ces tests, le risque passerait à « très faible à faible ».

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