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Quel intérêt pour un éleveur ovin de venir au Salon de l’agriculture ?

Jean-Luc Poulain, agriculteur dans l'Oise et président du Salon international de l’agriculture © D. Hardy
Jean-Luc Poulain, agriculteur dans l'Oise et président du Salon international de l’agriculture
© D. Hardy

"On dit que le Salon international de l’agriculture, qui se tiendra du 24 février au 4 mars à Paris, est un salon grand public mais c’est aussi un salon professionnel. Sur les 650 000 visiteurs attendus, nous espérons que 40 000 à 50 000 se déclarent comme visiteurs professionnels, même si, en réalité, beaucoup plus le sont. Pour les agriculteurs, le salon reste le meilleur lieu pour échanger sur les enjeux de la profession, entre eux mais aussi avec le grand public, la presse et les politiques. Le Salon est une caisse de résonance médiatique formidable et c’est le meilleur endroit pour informer les consommateurs de la provenance des produits et du mode d’agriculture avec lequel ils ont été produits.

Un village pour les professionnels 

Nous avons renforcé le dispositif pour mieux accueillir les agriculteurs avec des lieux de rencontres, des ateliers pratiques thématiques et des parcours de visites dédiés. Dans le hall 1, le village des professionnels réunira sur 400 m² des fournisseurs de machinisme, d’équipements ou de services. Pour les éleveurs, le Salon est un bon endroit pour suivre l’offre génétique. Quand nous avions exposé des moutons Ile-de-France avec mon père en 1978, nous avions vendu quelques béliers pendant le salon mais surtout après car cela nous avait offert une visibilité jusqu’au Portugal. Sans forcément être un acheteur de bélier, c’est intéressant de suivre l’évolution de la génétique. Regarder par exemple la Parthenaise qui était une race bovine mixte et qui est maintenant devenue une race à viande. Et pour suivre la digitalisation du monde agricole, rien de mieux que l’espace Agri’4.0 qui va rassembler une vingtaine de start-up et d’acteurs du numérique, des plateformes et des données."

"Pour débattre et pour suivre l’évolution de l’agriculture"

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