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Séminaire interbev ovins
Les Français sont prêts à consommer plus d'agneau

L’agneau est une viande appréciée, mais sa consommation reste occasionnelle. Un sondage révèle qu’elle peut créer un réel engouement si elle se décline en recettes originales.

Plus de variété pourrait donner un nouvel élan à la commercialisation de la viande d'agneau.
Plus de variété pourrait donner un nouvel élan à la commercialisation de la viande d'agneau.
© DR

D'après une étude Ipsos réalisée en octobre 2008 et présentée lors du séminaire bisannuel d’Interbev ovins à Castres, l’agneau est une viande appréciée des Français,mais perçue comme difficile à cuisiner par les plus jeunes. Sept personnes sur dix affirment aimer l’agneau, dont deux tiers « beaucoup » (32 %). Il est apprécié de tous, quelque soit le sexe ou l’âge des personnes interrogées, puisque 63 % des moins de 35 ans déclarent l’aimer, contre 72 % des plus de 35 ans.

Les moins de 35 ans sont deux fois plus nombreux que l’ensemble des Français (36 %, et même 42 % des 18-24 ans) à affirmer qu’à leurs yeux, cette viande est avant tout « longue à cuisiner ». Pour beaucoup, c’est une viande qui ne « permet pas de réaliser des recettes variées, simples et rapides ». L’agneau renvoie à des plats le plus souvent traditionnels et familiaux. En effet, lorsqu’on lui demande quel est le morceau qu’elle préfère, près d’une personne sur deux désigne le gigot, les côtes se classant en seconde position (21 %). Les plats plus exotiques comme le tajine (8 %) et le curry (3 %) ou plus gastronomiques tels que la souris (8 %) ou le navarin (5 %) viennent loin derrière, parce que probablement bien moins connus.

UNE CONSOMMATION OCCASIONNELLE

Toutefois, preuve du très fort attrait des jeunes pour les recettes exotiques, 15 % des moins de 35 ans affirment que le tajine est le plat d’agneau qu’ils préfèrent, contre seulement 5 % pour les plus de 35 ans. En outre, 59 % des jeunes estiment que la viande d’agneau est souvent trop longue à cuisiner. C’est même son principal défaut. Elle est également le plus souvent jugée « peu variée », en raison de l’insuffisante variété des morceaux (54 %). Les jeunes avouent enfin majoritairement connaître peu de morceaux en dehors des brochettes et du traditionnel gigot (56 %). Bien qu’appréciée, cette viande souffre donc de défauts importants pour cette population qui cherche des mets faciles et rapides à cuisiner, leur permettant de faire preuve d’originalité.

Le manque de variété explique pour une part une consommation qui reste occasionnelle. Seulement 32 % des Français déclarent actuellement manger régulièrement de l’agneau. Ce sont plus spécifiquement les retraités (45 %), les Franciliens (42 %) et les plus aisés (38 % des personnes vivant au sein d’un foyer dont le revenu mensuel net excède 3000 euros) qui sont les plus disposés à en consommer n’importe quand. A contrario, une majorité de Français (53 %) n’en déguste qu’occasionnellement : une personne sur quatre (25 %) en consomme « surtout lors des repas de famille » (33 % des moins de 35 ans), 17 % « uniquement lors des fêtes ou des grandes occasions » et 11 % « surtout le week-end », lorsqu’ils ont le temps de cuisiner. Nul doute que le manque d’originalité des plats, le fait que cette viande renvoie d’abord et essentiellement à des plats traditionnels vient grever son image. La cherté explique aussi pour une part cette c o n s omma t i o n occasionnelle.

NOUVEAUX PLATS

Une viande qui pourtant suscite un réel engouement culinaire à partir du moment où elle parvient à se décliner en recettes originales. Les résultats de l’enquête illustrent bien le désir d’originalité des Français dans la manière de cuisiner.Une majorité d’entre eux manifestent leur souhait de préparer ou de goûter la plupart des plats qu’il serait possible de réaliser grâce à une nouvelle gamme de morceaux plus faciles et plus rapides à préparer. En effet, interrogés quant aux nouveaux plats qu’ils aimeraient cuisiner ou goûter, les Français placent en tête le mini-rôti (85 % de ceux qui cuisinent et 78 % de ceux qui ne cuisinent pas) et les tomates farcies à l’agneau (65 % des Français qui cuisinent et 71 % des Français qui ne cuisinent pas). Les personnes qui cuisinent placent la fondue d’agneau en troisième position (61 %), juste devant le steak d’agneau à la crème (59 %), les nems d’agneau fermant la marche (37 %). Enfin, on note une nouvelle fois que les moins de 35 ans se montrent plus intéressés encore que la moyenne des Français par ces nouveaux plats, qu’ils cuisinent ou pas. Et d’ailleurs, la mise à disposition de morceaux plus faciles et plus rapides à cuisiner semble inciter à consommer davantage d’agneau, et plus seulement lors des grandes occasions ou des repas de famille.

Si une large majorité (87 %) estime que de manière générale, il existe aujourd’hui suffisamment de morceaux de viande à la fois rapides à préparer et bons, ce constat semble ne pas s’appliquer à l’agneau. En effet, près de six Français sur dix (56 %) affirment que s’ils avaient à leur disposition des morceaux découpés de telle façon qu’ils soient plus faciles et plus rapides à cuisiner, cela les inciterait à en consommer davantage. Les plus jeunes se montrent intéressés par cette proposition, puisque 68 % des moins de 35 ans l’affirment. La mise en vente de tels morceaux les inciterait à en consommer davantage à partir du moment où ils pourraient réaliser des recettes simples, rapides et surtout leur permettant de montrer leur originalité.

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