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Pathologies ovines
Le stress du sevrage est à prendre en compte pour les coccidioses

Le comptage des coccidies doit être interprété selon la période qui précède ou suit le sevrage. Un essai réalisé au Lycée agricole de Saint-Affrique dans l´Aveyron le montre.


Les coccidioses affectent particulièrement les agneaux de bergerie. La contamination peut s´effectuer dès les premières heures de la vie par le milieu et par les brebis. Les coccidies parasitent alors l´intérieur des cellules du tube digestif qu´elles détruisent.

Un comptage riche d´enseignements après le sevrage
Pour apprécier le niveau d´infestation par ces parasites, il est possible de compter le nombre d´ookystes présents dans les crottes. Les coccidies ingérées par voie buccale sont éliminées sous forme d´oeufs, les ookystes, par les excréments après un cycle d´une durée d´environ trois semaines.
Le comptage permet donc d´apprécier le niveau de contamination des animaux et dans une certaine mesure l´effet produit sur la muqueuse intestinale. Les coccidies étant très pathogènes, un nombre élevé d´entre elles (plus de 100 000) signifie une destruction massive de la muqueuse intestinale qui s´associe souvent à une diarrhée et à un retard de croissance.
Une élimination plus faible est rarement associée à de l´entérite mais suffit à perturber l´assimilation des aliments ce qui altère l´indice de consommation.

Les nombreux comptages réalisés à ce jour montrent que sur des animaux très jeunes (moins de trois semaines), on retrouve très peu de coccidies. du fait de la faible durée de vie du parasite dans l´intestin. Cela explique que la coccidiose n´est pas visible avant l´âge de trois semaines.
De même, on sait que l´agneau se révèle capable de s´auto-immuniser au moins partiellement (acquisition d´une protection naturelle) et qu´après l´arrivée de cette charge d´oeufs, ces animaux n´excrètent plus qu´un faible nombre de parasites.
En revanche, sur des agneaux stressés par la mise en lots et par le sevrage, surtout s´il est précoce tel qu´en production d´agneau de Roquefort, l´élimination des ookystes devient bien plus massive et peut dépasser le million par gramme de crottes.
©D. R.

Ecarts considérables dans l´excrétion
L´essai réalisé au Lycée agricole La Cazotte à Saint-Affrique en 2003 et publié aux Journées Recherches Ruminants met bien en évidence ce phénomène. Au jour du sevrage, l´excrétion des ookystes est faible et elle s´accroît de façon considérable 21 jours après, tant pour le lot non traité que pour les deux autres lots ayant reçu un traitement à base d´extraits végétaux via l´aliment dont l´Eimericox. Par contre, avec un traitement dans l´alimentation avec du décoquinate (anticcocidien non antibiotique), cette excrétion de coccidies apparaît faible dès 21 jours après le sevrage et notamment par rapport aux autres lots : environ 13 000 ookystes contre 300 000 avec les extraits végétaux et 400 000 avec le lot témoin. Le niveau de croissance des agneaux est cependant affecté durant cette période en fonction du degré d´infestation constaté sur le témoin (309 g) et les lots traités. (327 g pour le décoquinate) et 302 g au plus pour les autres.
Cette étude confirme l´intérêt de mettre à disposition des animaux un anticoccidien efficace dès le sevrage.

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