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Le Salon et l’agriculture vous tendent les bras

La plus grande ferme de France se prépare à ouvrir ses portes pour montrer la réalité de l’agriculture au grand public et recruter de nouveaux producteurs.

Le 57e Salon de l’agriculture se tiendra du 22 février au 1er mars à Paris et les organisateurs ont voulu « tendre les bras » au grand public. Peut-être plus que les années précédentes, il s’agit de renforcer les liens avec les agriculteurs et de donner envie de rejoindre le monde agricole pour en montrer toute l’attractivité. « On doit pouvoir venir et revenir à l’agriculture, affirme Jean-Luc Poulain, agriculteur dans l’Oise et président du Salon. Les métiers de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire ne sont pas fermés. On a besoin de compétence et de bras. Il y a de la demande surtout sous signe de qualité ». Chaque année, l’agriculture ne recrute ainsi pas moins de 50 000 salariés permanents.

L’installation d’agriculteurs est aussi encouragée pour remplacer les 15 000 départs annuels. Or, l’agriculture ne compte que 12 000 installations chaque année, dont seule la moitié est aidée. Ce besoin de main-d’œuvre est d’autant plus vrai que de nombreux agriculteurs s’orientent vers la transformation et la commercialisation de leurs produits. À l’image de Gwendoline Palmer et Mahdi Nakeckbandi qui se sont demandé après plusieurs années de vie parisienne, « pourquoi pas devenir agriculteurs ? ». Ces responsables marketing et ingénieur de production ont dû se former, trouver du foncier et suivre le parcours à l’installation pour maintenant produire et vendre localement des légumes et des poules pondeuses bios en Normandie.

De la vente directe en Ariège et à Paris

« On a encore des installations qui se font plus de façon philosophique qu’économique, mais, au bout de 5 ans, on ne les voit plus », observe Jean-Luc Poulain qui recommande de bien prendre en compte les notions de travail et de revenus. « Attention aux différences de rythme de vie. Allez voir ceux qui sont installés et mettez-vous des objectifs de revenues et de qualité de vie. »

Pour Alexandre Sintes, mécanicien chauffeur-livreur reconverti dans l’élevage ovin et avicole, le choix de se mettre à plein temps sur la ferme familiale ariégeoise a été longuement mûri. « J’ai repris l’exploitation de mes parents en 2004 mais je n’y suis à plein temps que depuis quatre ans, explique l’éleveur de 45 ans. Aujourd’hui, je consacre plus de temps à la vente directe et, avec mon épouse qui s’installe cette année avec moi, nous avons prévu d’investir dans un laboratoire pour transformer à la ferme nos volailles et nos agneaux. » Comme depuis quatre ans, il sera à Paris sur le stand de l’Ariège pour vendre ses bocaux et ses sandwichs et retrouver, avec plaisir, ses clients fidèles.

Le salon côté mouton

Au milieu du brouhaha des Parisiens en goguette, le hall 1 résonnera encore des bêlements ovins. Le ring ovin focalisera l’attention avec, dès le samedi 22 février, l’épreuve collective des Ovinpiades avec, pour chaque équipe, la présentation de trois courtes vidéos pour montrer l’impact de l’élevage ovin sur le territoire, l’économie et l’environnement. Les épreuves individuelles auront, elles, l’honneur du grand ring, entrecoupées, le midi, des démonstrations de chiens de troupeau et de protection.

S’enchaîneront ensuite sur le ring ovin les concours des races Ile-de-France, Texel et Southdown (dimanche 23), Bleu du Maine, Suffolk et Rouge de l’Ouest (lundi 24), Berrichon du Cher, Mouton Boulonnais et Mouton Vendéen (mardi 25), Hampshire (mercredi 26) puis Mouton Charollais, Avranchin, Cotentin et Roussin (jeudi 27). Le Concours général agricole fêtera d’ailleurs cette année ses 150 ans. Des présentations des races Mouton d’Ouessant, Romane, Mérinos, Avranchin, Cotentin, Roussin, des races ovines des massifs, des races de Géode, des races laitières et des races de Provence-Alpes-Côte-d'Azur d’Azur sont également prévues.

Démonstrations et ventes aux enchères

Lundi 24 après-midi, une vente aux enchères d’agneaux de boucherie Rouge de l’Ouest et Vendéen animera le ring et l’expérience sera reconduite le mercredi 26 pour la vente aux enchères d’agneaux de boucherie. Des animations sur la laine, la tonte et les chiens de troupeau sont aussi au programme. Samedi 29 février et dimanche 1er mars, l’animateur du stand Inn’ovin interrogera le grand public sur les moutons et l’élevage ovin en France. Le GDS France devrait également vulgariser comment les éleveurs prennent soin de leurs moutons et une animation est prévue sur le métier d’éleveur ovin avec une présentation de deux éleveurs et de leurs exploitations ainsi qu’un point sur la formation pour devenir éleveur.

Au milieu des moutons, le stand Pole Ovin rassemblera Inn’ovin, Géode, l’OS Charollais et l’OS Romane. Sur ce stand, des animations sur le métier d’éleveur et les métiers de l’élevage alterneront avec des témoignages d’éleveurs. Autres promesses d’innovations pour les éleveurs ovins et les bergers, le hackathon pastoral se fera rencontrer les mondes du pastoralisme et du numérique pour créer les outils des bergers de demain. Pendant trois jours pleins, du 21 au 23 février sur le salon de l’agriculture, 75 bergers et développeurs imagineront ensemble les drones, applications, smartphones, colliers GPS ou sites internet qui pourront demain aider les éleveurs pastoraux.

Plus d’infos sur hackathon-pastoral.com.
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