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Dans le Puy-de-Dôme
Le compost a trouvé des adeptes

Le compostage des effluents d´élevage est une technique de transformation très ancienne, qu´a voulu remettre au goût du jour une Cuma du Puy-de-Dôme, matériels performants aidant. Aujourd´hui 260 éleveurs y adhèrent.


C´est en 1997, que la réflexion sur le compostage prend forme dans le Puy-de-Dôme, à l´initiative de Jean Jallat, directeur de la Fédération départementale des Cuma et Jean-Paul Couhert, professeur de machinisme à l´Enita de Clermont Ferrand. Une journée technique avait été organisée en mars 1998. Un an plus tard, riche de rencontres, d´expérimentations et de sondage auprès des agriculteurs, la Cuma devient opérationnelle. Fin janvier 1999 et après quelques jours de fonctionnement avec des tracteurs de Cuma existantes, le bureau décide de l´investissement d´un tracteur d´occasion qui sera attelé en permanence à la machine. La conduite sera assurée par un salarié, d´abord à temps partiel, puis à temps plein. Dès le premier mois, la Cuma réalise plus de 4500 m3 de premier retournement. A la fin de l´année 1999, la CUMA aura retourné quelques 35 000 m3, soit une moyenne mensuelle de 3150 m3 et compte environ 70 adhérents. Aujourd´hui, 260 agriculteurs ont été séduits par la technique qui présente des atouts majeurs pour un coût et des contraintes limités.
Par sa hauteur et sa largeur, l´andain doit s´adapter au retourneur. ©D. R.

Des conditions de réussite pour l´andain
Le compostage pour être réalisé par la machine de Cuma, qui a pour vocation le retournement favorisant la fermentation, requiert la constitution d´un andain répondant à certaines caractéristiques précises. Ainsi la largeur maximum à la base ne doit pas excéder 4 mètres, faute de quoi le rotor de la machine n´assurera pas la reprise du produit et son traitement. D´autre part, la hauteur initiale du dépôt ne devra pas dépasser 1,60 mètre sous peine de devoir laisser au fond du tas un volume non remué. Ces conditions sont généralement obtenues par la vidange de remorques de dix tonnes basculées non freinées. Le premier retournement n´intervient généralement pas avant une dizaine de jours de dépôt. Le deuxième retournement est effectué dans la quatrième ou cinquième semaine suivante. Sachant que la nécessité d´un troisième passage se décidera à la vue du résultat obtenu après un autre mois.
Le produit composté dégage une odeur de sous-bois, c´est un produit stable.©D. R.

Le stockage est possible avant d´épandre
L´épandage du compost peut se faire dès lors que le processus de transformation est terminé soit environ huit semaines après le premier passage. Produit stabilisé, le compost peut rester stocké dans l´attente de moments propices à son épandage. Il faut cependant veiller à ce qu´il ne se gave pas d´eau et devienne très difficilement utilisable. Les quantités préconisées en fonction de la valeur du produit se situent autour de 12 à 15 tonnes par hectare.
Au chapitre des coûts, la Cuma départementale du Puy-de-Dôme facture ses prestations selon le volume retourné. Le coût du mètre cube de fumier traité est établi à 0,92 ?, pour deux retournements, voir trois si nécessaire. Le capital social est, quant à lui, déterminé au volume de produit selon la base de 2 ? par tranche de 8 m3.
Le passage du retourneur relance et accélère les fermentations. ©D. R.

Le coût d´un traitement complet du fumier est de 0,92 euro au mètre cube. ©D. R.


Pour en savoir plus
 Fédération départementale des Cuma du Puy-de-Dôme
Tél. 04 73 44 45 22

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