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Lancement des États généraux de l’alimentation

Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, les États généraux ont été lancés fin juillet. Premières conclusions attendues fin septembre.

Édouard Philippe, Premier ministre, a lancé le 20 juillet les États généraux de l’alimentation. © M.-A. Batut
Édouard Philippe, Premier ministre, a lancé le 20 juillet les États généraux de l’alimentation.
© M.-A. Batut

"Les Français aiment leur agriculture, alors non le bonheur n’est pas dans le pré, mais en dépit de quelques clichés l’attachement au monde agricole est viscéral". C’est sur ces mots qu’Édouard Philippe, Premier ministre, a lancé la journée de débat pour le lancement des États généraux de l’alimentation. Promesse de campagne d’Emmanuel Macron afin de relancer le débat et faire évoluer l’agriculture française, ces États généraux ont été lancés le 20 juillet dernier à Paris en présence de professionnels, de syndicats, de responsables d’interprofession et d’hommes politiques. Comme l’a rappelé le Premier ministre, "la France est une puissance militaire, culturelle, elle est aussi une grande puissance agricole". Il s’agissait donc de remettre l’agriculture et les agriculteurs au centre du débat et « rappeler son importance pour la France ».

Pour préparer la tenue des 14 ateliers répartis en deux chantiers principaux et un atelier transversal, des débats se sont tenus toute la journée. L’objectif étant de formaliser les constats faits sur la situation agricole et de donner la parole aux professionnels des milieux de l’agriculture et l’agroalimentaire (syndicats agricoles, associations de consommateurs, grande distribution, etc.) pour lancer les débats.

Des constats pour lancer les travaux

Le président Macron a souhaité la tenue de ces États généraux afin de relancer la création de valeurs et en assurer une équitable répartition, permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail par le paiement à prix juste, d’accompagner la transformation des modèles de production afin de répondre d’avantage aux attentes et aux besoins des consommateurs et enfin de promouvoir le choix des consommateurs privilégiant une alimentation, saine, sûre et durable. Christiane Lambert, elle, s’est voulue "optimiste quant à la tenue de ses États généraux qui se déroulent au début du mandat du président Macron". Michèle Baudoin, présidente de la Fédération nationale ovine, a salué la tenue de ces EGA qui symbolisent "le début d’un grand débat de société". Mais elle appelle à "rester vigilante pour rester présent et faire entendre la voix des moutonniers français. Si c’est un Grenelle de l’alimentation, il faudra s’organiser pour assister aux grands ateliers et faire remonter nos besoins et nos points de vue. D’autant plus que le secteur ovin a la particularité de ne pas être autosuffisant, ce qui est rare dans l’agriculture française".

Sécurité alimentaire, constat sur le revenu des agriculteurs, toute la journée, experts et membres du gouvernement sont venus à la tribune pour tenir des conférences suivies de débats afin de lancer le travail. Le constat posé, les présidents des ateliers ont ensuite été nommés deux semaines après la tenue de ces États généraux. Les présidents des ateliers sont issus du monde politique, professionnel, syndical, etc. Les ateliers du premier chantier sur "la création et la répartition de la valeur" se tiendront de fin août à fin septembre et ceux du deuxième chantier sur "une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous" d’octobre à novembre. Des premières conclusions seront donc rendues fin septembre.

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