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L’aide de FranceAgriMer a boosté le contrôle de performances

L’aide financière de FranceAgriMer a permis de recruter près de 10 % d’éleveurs supplémentaires.

© Pâtre

En 2012, FranceAgriMer a financé l’accompagnement d’élevages s’engageant dans le contrôle de performances ou déjà adhérents du service mais évoluant vers une formule plus élaborée du dispositif. Le niveau d’aide s’élevait à 800 euros par élevage engagé dans la mesure pour trois années, à partir du deuxième semestre 2012.

Pour bénéficier de cette aide, les structures d’accompagnement devaient fournir un diagnostic initial du niveau génétique du troupeau ainsi qu’une analyse du bilan technique du logiciel Ovall. Elles devaient aussi mettre en place un projet d’amélioration du cheptel reproducteur, via les accouplements raisonnés, les achats de reproducteurs et/ou l’utilisation de l’insémination animale.

Un point crucial pour assurer un avenir aux bases de sélection

Cette mesure incitative a porté ses fruits puisque entre 2011 et 2013, le contrôle de performances a gagné 10,5 % de brebis contrôlées et 9 % d’élevages suivis ! Les données enregistrées permettent aux élevages concernés de situer le niveau génétique de leur troupeau et de définir des perspectives de progression.

Cette mesure, définie en concertation avec la commission ovine de France Génétique élevage (FGE) et Interbev Ovins, a permis aux éleveurs de maîtriser la reproduction de leur cheptel, d’améliorer le niveau génétique et de moderniser le cheptel de souche des troupeaux. Avec l’enregistrement des données collectées en ferme par le contrôle de performances, les éleveurs signataires de cette mesure ont obtenu des indicateurs permettant de mieux connaître les qualités maternelles de leurs animaux. Le suivi technique des troupeaux par les conseillers a aussi abouti à des stratégies d’optimisation génétique des élevages. L’augmentation de la quantité de données collectées et donc les effectifs pris en compte dans l’évaluation génétique des reproducteurs a renforcé la précision des indexations. Or, l’élargissement des bases de sélection est un point crucial pour assurer un avenir aux bases de sélection.

Un outil pas uniquement pour les sélectionneurs

Depuis 1986 et jusqu’à la campagne 2011, le nombre d’élevages contrôlés ne cessait de diminuer passant de 2 500 à environ 1 100. Cette action « Évaluation et amélioration génétique des élevages ovins » rompt avec cette baisse significative.

« Cette action a été très positive car les opérateurs du contrôle de performances ont su se mobiliser pour proposer un suivi génétique approfondi à ces nouveaux adhérents, apprécie Agathe Cheype de l’Institut de l’Élevage. Le contrôle de performances a été présenté comme un véritable outil technique pour tous et pas uniquement pour les sélectionneurs. Enfin, il a été rappelé l’intérêt de la formule de base du contrôle de performances, la formule reproduction sans pesée, qui apporte des éléments importants pour la gestion du troupeau comme la fertilité, la prolificité ou la mortalité ».

La génétique, un élément d’amélioration technique comme un autre

Cette mesure a aussi permis à la trentaine de structures d’accompagnement technique des élevages engagés (25 organismes de contrôle de performances, 3 organismes de sélection et 2 organisations de producteurs) de se remobiliser autour du contrôle de performances. « La génétique est une porte d’entrée sur un grand nombre d’autres sujets techniques des élevages, explique Agathe Cheype. La sélection génétique et l’amélioration du potentiel des troupeaux doivent être abordées en élevage au même titre que les autres éléments techniques, tels que l’alimentation, la reproduction, le sanitaire ou la gestion des bâtiments. ».

« Il faudrait plus d’incitation au contrôle de performances »

« Je pense qu’il faudrait rendre le contrôle de performances obligatoire pour les nouveaux installés. Comme cela, les jeunes auraient de l’aide technique et un technicien qui visiterait régulièrement leur ferme. Dans notre organisme de contrôle de performances, nous proposons une aide aux nouveaux installés : contre un engagement de cinq ans, les deux premières années sont gratuites et la troisième année est à demi-tarif. C’est important que sélectionneurs et non sélectionneurs enrichissent la base. Plus la base de données est remplie, plus l’indexation des animaux est précise. Si on veut de la génétique, à un moment, il faut la mesurer. Pour un éleveur, je trouve impensable de choisir une reproductrice sans connaître sa capacité à faire des agneaux et à les élever. »

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