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La production ovine échappe-t-elle à la crise de l’élevage ?

Michèle Boudoin, présidente de la Fédération nationale ovine © D. Hardy
Michèle Boudoin, présidente de la Fédération nationale ovine
© D. Hardy

Nous sommes, comme l’ensemble des filières animales, soumis à la volatilité des prix, à la concurrence internationale, aux charges et aux normes dont les conséquences sur notre revenu sont toujours plus dramatiques. Nous subissons, depuis quelques années, une chute spectaculaire de la consommation. Les crises sanitaires ne nous épargnent pas non plus ! La FCO entrave aujourd’hui le commerce d’un grand nombre d’animaux et risque, avec la venue du printemps, d’affecter, comme en 2008, notre cheptel reproducteur. Que dire également de la mise en place de la nouvelle PAC ! Une PAC en panne, dans une Europe en panne de projet agricole ! Enfin, comment ne pas citer un fléau bien propre à notre production : le loup ! Nous décrions depuis si longtemps cette injustice qui nous est imposée par une vision citadine, sans que cette société civile-là ne mesure la désespérance et le désarroi qui déciment nos familles.

Le prix ne se décrète pas, il se construit

Pour autant, nous avons pleinement conscience qu’il nous faut avancer et trouver des solutions qui nous permettront de survivre à cette crise ! Pour cela, nous continuerons à revendiquer l’obtention d’un prix rémunérateur apportant de réelles perspectives de croissance aux éleveurs. C’est en travaillant sur la contractualisation, l’adéquation entre l’offre et la demande et enfin la problématique de la consommation que nous pourrons parvenir à nos fins ! Le « manger français » doit devenir un automatisme d’achat et un acte citoyen ! Manger de l’agneau français, c’est préserver de nombreux emplois en France et maintenir le dynamisme économique de nos campagnes ! Manger de l’agneau français, c’est soutenir une filière qui garantit des produits de qualité et qui participe à l’entretien des paysages, de la biodiversité ! C’est pourquoi nous invitons l’ensemble des citoyens-consommateurs à manger de l’agneau français. Nous devons, tous ensemble, producteurs, opérateurs, abatteurs, bouchers, grande distribution… tirer la filière ovine vers la performance technique et économique pour faire en sorte que cette filière soit, demain, toujours présente et forte !

" L'ovin ne doit pas être oublié dans les débats actuels "

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