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" La phytothérapie, un cocktail à utiliser avec précaution "

Les médecines complémentaires aident l’animal à mieux résister aux agressions extérieures. © Ciirpo
Les médecines complémentaires aident l’animal à mieux résister aux agressions extérieures.
© Ciirpo

"Les médecines complémentaires telles que la phytothérapie ou l’homéopathie interviennent principalement sur l’équilibre de l’animal. Il pourra ainsi mieux résister aux agressions extérieures. Les antiparasitaires ou les antibiotiques attaquent et éliminent la cause de la maladie. « Ces deux approches sont complémentaires, insiste Céline Peudpièce, vétérinaire avec une orientation médecines complémentaires à la chambre régionale des Pays de la Loire. Les médecines complémentaires semblent réellement fonctionner en élevage. La limite aujourd’hui est que cette efficacité n’est peu ou pas prouvée scientifiquement ». En phytothérapie, différentes parties de la plante sont utilisées : feuilles, tige, sommités fleuries, racine, tubercule, écorce. Elles peuvent se présenter sous différentes formes : des plantes ou sèches mais aussi extraites par l’eau, par l’huile, par l’alcool…

Un millier de principes actifs dans une plante

« Certains principes actifs sont aujourd’hui bien connus, poursuit le vétérinaire, mais ils peuvent être de l’ordre d’un millier dans une seule plante. D’autre part, les molécules de plusieurs plantes semblent agir en synergie. Et aujourd’hui les résidus potentiels de ce cocktail dans les organismes sont inconnus ». Quant à la réglementation, elle est claire : toute plante ou extrait de plantes utilisé pour soigner devient un médicament avec besoin de prescription vétérinaire, d’ordonnance et de délais forfaitaires légaux de 7 jours pour le lait et 28 jours pour la viande. « Ces chiffres n’ont pas de fondement scientifique. Ils ont été fixés par principe de précaution. Pour un usage non thérapeutique, l’utilisation des aliments complémentaires qui contiennent des plantes est autorisée sans délai d’attente. Malheureusement, les compositions sont souvent secrètes, donc l’éleveur ne maîtrise pas leur usage et doit se conformer aux recommandations du fabricant si elles sont assez précises ».

« Il est important de suivre les indications du fabricant »

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