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La Nouvelle-Zélande a toujours les meilleurs coûts de production

La comparaison mondiale des coûts de production montre une production française plus coûteuse que celle des principaux pays exportateurs.

Les résultats des cas-types (typical farms) d’Agri benchmark permettent d’apprécier la compétitivité des systèmes français. La méthode utilisée est très proche de celle de l’Institut de l’Élevage, intégrant notamment des coûts d’opportunité pour la main-d’œuvre familiale, les terres en propriété et les capitaux propres. Les cinq cas-types français proviennent de Paca (système préalpin transhumant), des Pays-de-la-Loire-Deux-Sèvres (système intensif accéléré), du Lot (système bergerie des grands causses), d’Auvergne (système bergerie en montagne granitique) et du Centre-Ouest (système extensif du Montmorillonnais).

Le cas-type néo-zélandais reste le plus compétitif

Les cas-types espagnols correspondent à des systèmes producteurs d’agneaux légers, avec un sevrage à 45 jours suivi d’une petite phase d’engraissement en centre collectif. À 12 €/kg de carcasse, celui d’Estrémadure se positionne cette année au même niveau que les systèmes français aux plus faibles coûts. Si certains postes sont plus élevés que ceux des systèmes français (foncier, achats d’aliments…), il bénéficie davantage sur quasiment tous les autres postes, notamment en matière de mécanisation mais aussi de coût du travail : effets de la taille de la structure et d’une moindre rémunération du travail familial (base 9,8 €/heure, contre 13,5 pour les cas-types français).

Tous les cas-types anglo-saxons sont fortement axés sur le pâturage, et le foncier est le seul poste pour lequel ils sont plutôt désavantagés par rapport aux systèmes français (à l’exception du caussenard). Les deux cas-types britanniques se situent autour de la barre des 10 €/kg de carcasse, un peu au-dessus pour le système anglais, avec un poids relativement élevé de la mécanisation, un peu au-dessous pour l’irlandais. Le coût de production du système australien est d’un peu plus de 8 €/kg de carcasse, avec un désavantage sur les animaux achetés (comptabilisés en charge dans la méthode agri benchmark). Le cas-type néo-zélandais reste le plus compétitif des 39 systèmes de la base agri benchmark, avec un coût de production 2016 de 3,7 €/kg de carcasse.

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