Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Elevage ovin
La Blanche du Massif Central, rustique et productive avec des qualités bouchères

Pour une bonne rentabilité économique dans les zones difficiles, la race Blanche du Massif Central associe aptitudes femelles et aptitudes bouchères.


La race Blanche du Massif Central peut être considérée comme un rameau d´une vaste population de moutons dits « Caussenards », peuplant les Causses, régions sèches au sol caillouteux et pauvre, qui bordent le Massif central du Sud-Ouest au Sud. Une population située en Margeride est dénommée Blanche de Lozère. Après son expansion hors de son berceau, la race prend le nom moins restrictif de Blanche du Massif Central ; elle sera officiellement reconnue en 1975.
Les races Lacaune et Préalpes présentent de fortes ressemblances phénotypiques avec la race Blanche du Massif Central, car issues du même rameau.
Les brebis adultes pèsent de 55 kg à 80 kg, les béliers adultes de 90 kg à 140 kg.
©D. R.


Ses aptitudes
La race Blanche du Massif Central se caractérise par sa rusticité et son aptitude à la marche dans les zones de parcours. La femelle, assez bonne laitière, peut être mise à la lutte avec succès au printemps. Les résultats obtenus, ces dernières années sur l´amélioration du format, de la conformation et des aptitudes de croissance ont permis de développer son exploitation en race pure voire en croisement d´absorption sur d´autres populations « rustiques ».
Berceau de la race et zones d´extention.

Son implantation
A partir de son berceau lozérien, la race s´est développée dans le Cantal, la Haute-Loire, ou implantée en Ardèche, Gard, Lot, Dordogne. La diffusion s´est aussi faite par l´utilisation de béliers pour absorber certains troupeaux ou populations locales : Puy-de-Dôme, Hérault, Pyrénées Orientales, Drôme. Aux confins de la Lozère et de l´Aveyron, dans la zone du « Rayon de Roquefort », il existe une forte interpénétration avec la race Lacaune. Le RGA 2000 estime la population BMC à 358 954 brebis dont 36 679 contrôlées et 35 500 à l´Upra.
©D. R.


Ses systèmes d´élevage
La rusticité de la race permet une adaptation aux différentes situations de conduite parfois difficiles du quasi plein air des régions arides et sèches, ou plus continentales en montagne. La taille des troupeaux est importante avec 396 brebis en moyenne.
Généralement les animaux restent à l´abri pendant les heures chaudes des journées estivales ou pendant toute la saison hivernale. Près de 90 % des agneaux sont produits en bergerie.
Les périodes et rythmes d´agnelages sont variables :
- un agnelage d´automne ou de printemps,
- une accélération du rythme d´agnelage : 22 % des brebis en contrôle agnellent deux fois dans l´année ; dans 64 % des cas, ces doubles agnelages ne font pas appel à la synchronisation des chaleurs.

La race Blanche du Massif Central conduite en race pure s´est s´adaptée aux exigences des différents marchés.
Les aptitudes d´élevages des femelles pourraient valoriser un premier agnelage précoce avant l´âge de 15 mois. Cette faculté n´est pas pleinement exploitée (25 % des mises bas).
Prolificité. Sur oestrus naturel, la prolificité des brebis - 145 % - est caractéristique de celle rencontrée chez les races rustiques ; elle dépasse 165 % dans les quinze meilleurs troupeaux. Elle augmente régulièrement jusqu´à l´âge de sept ans et varie moyennement avec la saison : + 10 % au printemps/automne.
Valeur laitière. Cette aptitude a toujours été prise en compte pour le choix des reproducteurs, elle est essentielle dans le cas d´une production d´agneaux de lait.
Dans la phase 10-30 jours, le G.M.Q. varie de 224 à 279 g selon le sexe et le mode d´élevage sous la mère.
©D. R.

Organisation de la sélection
Les objectifs de sélection sont l´amélioration de la valeur laitière et de la prolificité des brebis pour améliorer la croissance des agneaux et augmenter la productivité tout en limitant les coûts de production et en conservant les qualités maternelles. Un autre objectif est l´amélioration des qualités bouchères des béliers pour produire de bons agneaux de boucherie, pour faire de la BMC une race rustique utilisable en pure : ceci s´est traduit par la transformation des centres d´élevage situé à Mazeyrat d´Allier (43) et à St Alban (48) en stations de contrôle individuel.
Le schéma de sélection s´appuie sur une base de sélection importante (35 000 femelles pour 90 élevages) et deux centres de béliers : en stations de contrôle individuel, 1000 béliers contrôlés par an assurent la diffusion du progrès génétique. En outre, ces stations assurent une diffusion très importante de béliers BMC vers les utilisateurs de la race en croisement industriel sur d´autres races rustiques.

Un centre d´insémination artificielle (environ 18 000 IA) conduit un programme de création du progrès génétique (accouplements raisonnés avec béliers testés améliorateurs, programme de testage en ferme et en station à Fedatest), et de diffusion auprès des utilisateurs.
Tous les sélectionneurs mettent en place des IA de race pure : tous les béliers pour la reproduction sont contrôlés en station de contrôle individuel et issus à 60 % d´accouplements raisonnés par I.A.

Les filières
Les agneaux de bergerie de race pure sont abattus à partir de 90 jours à un poids de 30-38 kg. Le marché à l´export vers l´Espagne et l´Italie s´effectue à un poids vif de 24-26 kg. La mise en place de marques et labels d´agneaux finis ou légers, ont également modifié la filière ovine. Face à toutes ces évolutions, la BMC s´est adaptée à toutes les demandes :
Agneaux sous signe de qualité : Agneaux de l´Adret, Terres d´Agneaux, Elovel, Grillonet, Agneaux Bio et Agneaux du Pays d´Oc ;
Agneaux légers : export Espagne, Italie.
©D. R.


Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Si la plupart des randonneurs se montrent respectueux du travail des bergers, certains échanges peuvent être tendus lorsque les brebis se font dispersées ou que les chiens sont aux abois. © B. Morel
" Vis ma vie de berger "
Joseph Boussion, alias Carnet de Berger sur Facebook, s’est donné pour mission de faire connaître la vie en estive aux…
La bergerie, terminée en 2016, est fonctionnelle avec ses nourrisseurs et ses cornadis. © J.-M. Bidoire
Produire 500 agneaux avec 300 brebis Ile-de-France et Texel
Quatre ans après son installation, Pierre Largy produit 500 agneaux, dont 80 % sous label rouge, dans un nouveau bâtiment…
La prédation par le loup impacte fortement les résultats économiques de l'exploitation.
Le loup entraîne un surcoût de 4 600 à 12 100 euros par exploitation
La prédation par les loups entraîne des pertes de production et des frais de protection qui ne sont pas assez compensés par les…
Les dégâts de l'ours sont passés de 516 animaux domestiques tués ou blessés en 2018 à 1 173 en 2019. © M. Paunovic
Toujours plus d’ours, plus d’attaques, plus de victimes
52 ours ont tué au moins 1 173 animaux l’an dernier dans les Pyrénées.
Au 31 mars, le loup avait déjà tué plus de 1 200 animaux domestiques. © L. Bourgeois
Le loup, 27 années de cauchemars
Voilà près de 30 ans que le loup a fait son retour en France, protégé par la Convention de Berne et la directive Habitat de l’…
Le tableau des indicateurs de coûts de production publié par Interbev montre les prix minimales pour assurer un revenu par travailleur de 2, 2,5 ou 3 Smic.
Un prix de revient de 9,50 à 12 euros pour avoir trois Smic en élevage ovin
Le tableau des indicateurs de coûts de production publié par Interbev montre les prix minimaux pour assurer un revenu par…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8,00€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Pâtre
Consultez les revues Réussir Pâtre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Pâtre