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Après la sécheresse
Gérer au mieux ses ressources fourragères

L'épisode de sécheresse est derrière nous. Il faut maintenant mettre en place la meilleure stratégie pour augmenter ses disponibilités fourragères.

Les conditions de paturage cet été sont très avriables d'une région à l'autre. Ici le troupeau du Mourier (87) fin juillet, après 67 mm de pluie.
Les conditions de paturage cet été sont très avriables d'une région à l'autre. Ici le troupeau du Mourier (87) fin juillet, après 67 mm de pluie.
© ciirpo

La sécheresse a eu un impact sur la production fourragère, avec une perte de production estimée par l’Institut de l’élevage à 15 millions de tonnes de matière sèche d’herbe. Cela équivaut pour l’ensemble du cheptel français à une tonne de matière sèche par UGB soit environ 20 % de leurs besoins annuels. Ce printemps sec et chaud arrive après deux années un peu délicates et un automne 2010 relativement sec suivi d’un hiver précoce. Dans un grand nombre d’exploitations d’élevage françaises, les stocks fourragers sont très bas.

Course aux fourrages

Face à cette situation exceptionnelle, les éleveurs ont mis en place différentes stratégies pour augmenter les stocks. L’achat de paille est rendu difficile par des quantités disponibles limitées et des prix élevés. Heureusement, des organisations collectives d’approvisionnement se sont mises en place dans de nombreux départements. L’échange de fumier contre de la paille est souvent pratiqué pour réduire les sorties de trésorerie. En année normale, la production de paille approche les 25 millions de tonnes en France. Sur ce total, seulement 12 millions sont utilisées pour la litière. Le reste est essentiellement broyé et enfoui, voire brûlé sur place, ou utilisé par les chaudières. Mais cette année, la récolte de paille a été amputée du fait de la sécheresse et on a vu se développer une course aux fourrages.

La suite de cet article dans Pâtre d'aout/septembre

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