Aller au contenu principal

Des renforts pour les contrôles en Corse

Les contrôles des surfaces PAC peu productives se sont intensifiés, provoquant des tensions en Corse.

Des dégradations ont été commises en Haute-Corse dans les bureaux de l’administration en charge des contrôles PAC. Des éleveurs corses avaient protesté contre l’intensification des contrôles des surfaces peu productives.

Suite à un audit de la Commission européenne et un risque de non-paiement de 1,4 milliard d’euros d’aides, les contrôles ont été intensifiés en 2019 dans toute la France et l’ensemble des exploitations françaises concernées seront visitées dans les trois ans qui viennent. En Corse, un tiers des 2 000 exploitations sont concernées cette année et 350 ont fait l’objet de courriers envoyés aux éleveurs pour leur signaler des anomalies. Les difficultés portent surtout sur les différences d’appréciation de patûrabilité des surfaces avec des petits ruminants de race locale capable de valoriser maquis, garrigues et sous-bois. Les contrôles par image satellite sont alors renforcés par des visites sur le terrain.

"Risquer de tout perdre, en Corse comme ailleurs"

À la suite de ces actions et d’une concertation fin octobre, le ministre de l’Agriculture a annoncé l’extension de la période contradictoire permettant de contester par courrier un contrôle effectué par image satellite. Dix contrôleurs de l’ASP ont été dépêchés du sud de la France pour effectuer des visites dans le cadre de cette procédure contradictoire. Une cellule d’urgence pour accompagner les agriculteurs mis en difficulté par une décision de retrait des aides a été mise en place avec la MSA, les banques et le médiateur du crédit.

« Pour défendre avec crédibilité l’admissibilité des surfaces pastorales, il est indispensable de fiabiliser notre dispositif de gestion, pour qu’il ne soit plus remis en cause, ni par la Commission européenne, ni par les autres États membres. Ne pas le faire, c’est risquer de tout perdre, en Corse comme ailleurs », a déclaré Didier Guillaume, le ministre de l’Agriculture, tout en condamnant les actes de violences.

Les plus lus

Un chiot de protection dans une case refuge dans une bergerie avec ovins.
Introduire un chiot de protection dans un troupeau ovin, une étape clé
Le chien de protection est un atout des troupeaux face à la prédation. Le choix du chien et son introduction dans le troupeau…
Un éleveur se tient dans une bergerie.
Des agneaux vendus en direct au Gaec Frémon
En Loire-Atlantique, le Gaec Frémon produit des agneaux pour approvisionner en direct des bouchers nantais. Il mise sur des races…
<em class="placeholder">Photo d&#039;ouverture</em>
Brebis et vaches font la paire
La complémentarité entre élevage ovin et bovin offre de nombreuses synergies, en matière de pâturage, d’équipement ou de conduite…
Maxime Mechin dans sa bergerie, au milieu de ses brebis BMC.
Loire : « J’ai trouvé un compromis entre héritage et modernisation de l’exploitation familiale »
Reprendre une exploitation, c’est faire des choix techniques, mais aussi organiser un système cohérent et durable. Maxime Mechin…
<em class="placeholder">Brebis et agneau pâturant un sous-bois.</em>
Le pastoralisme résiste et gagne du terrain hors de ses bastions historiques
En vingt ans, les élevages pastoraux ont mieux résisté que l'ensemble des systèmes herbivores. Derrière une grande diversité de…
Une brebis buvant de l'eau dans un abreuvoir à pipette.
« Jusqu’à dix litres par jour » : les références de consommation en eau des brebis mises à jour
Les niveaux de consommation en eau des brebis ont été mis à jour au Ciirpo. Résultat : la consommation en eau varie de…
Publicité
Titre
OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Accédez à tous les articles du site Réussir Pâtre
Consultez les revues Réussir Pâtre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Pâtre