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Des moutons sous les lignes électriques

Dans le cadre d’un projet Life, RTE remplace des broyeurs par des animaux pour entretenir les tranchées forestières sous les lignes électriques et rétablir la biodiversité.

Les moutons restent un mois à un mois et demi dans la tranchée, un complément de ressource intéressant pour l'éleveur. © PNR de la forêt d'Orient
Les moutons restent un mois à un mois et demi dans la tranchée, un complément de ressource intéressant pour l'éleveur.
© PNR de la forêt d'Orient

À Brienne-la-Vieille, au cœur du parc naturel régional de la forêt d’Orient, dans l’Aube, des moutons pâturent sous la ligne à haute tension. Le projet est cofinancé par l’Union européenne et RTE (Réseau de transport d'électricité) dans le cadre d’un programme Life visant à restaurer la biodiversité dans les couloirs créés dans la forêt pour le passage de ces lignes. Une convention a été signée l’année dernière entre RTE, la commune, le parc, le conservatoire d’espaces naturels de Champagne-Ardenne et un éleveur local. « Nous avons besoin d’entretenir la végétation sous ces ouvrages car il n’est pas bon qu’elle touche les lignes, explique Erick Guy, de RTE. Dans cette zone, délaissée par l’élevage, les acacias avaient pris le dessus sur la prairie. Cette végétation arbustive pousse très vite ce qui nous obligeait à revenir broyer fréquemment. »

Un pâturage intensif de courte durée

Les brebis arrivent en mai et restent un mois à un mois et demi. Elles permettent d’éviter un broyage mécanique, plus coûteux et dont les impacts sur la faune et la flore peuvent être négatifs. « Nous réalisons un pâturage intensif de courte durée et les animaux sont déplacés progressivement dans le corridor » explique Julien Seyssel du parc naturel régional. « L’éleveur va revenir cet été pour la deuxième fois, complète Erick Guy. Cela prendra du temps de rétablir une pelouse mais on peut déjà observer des effets positifs de leur présence avec des acacias taillés à hauteur d’animal ». En Belgique, la société de transport d’électricité Elia a développé ces modes de gestion alternatifs sur une longueur de 155 kilomètres. En France, différentes initiatives voient le jour pour un entretien plus doux et naturel de ces espaces.

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