Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

SIA
Des lycéens de plus en plus performants aux Ovinpiades

La finale nationale des Ovinpiades aura lieu le 19 février lors du Salon international de l’agriculture. En attendant, les finales régionales ont lieu sur tout le territoire. Exemple en Bretagne.

Epreuve du quad, attention à l amarche arrière!
Epreuve du quad, attention à l amarche arrière!
© L.geffroy

Il ne manque que deux régions et les Ovinpiades couvrent l’ensemble de l’Hexagone. L’Alsace a déjà annoncé qu’elle les organisait pour la première fois en septembre 2011, il reste la Haute- Normandie. Ce concours mis au point par l’interprofession et ouvert aux jeunes lycéens de 18 à 25 ans en est à sa sixième édition cette année avec 650 candidats. Victime de son succès, elle se fait désormais à l’échelle européenne, la finale aura lieu en juin en Irlande.Quant à la finale française, elle est très attendue des 38 jeunes participants le 19 février au Salon international de l’agriculture à Paris.

Le 13 janvier dernier, la station expérimentale de Mauron, en Bretagne, a accueilli pour la deuxième année consécutive la finale Basse-Normandie/Bretagne. 31 jeunes de BTS productions animales ont participé, venus de trois lycées agricoles (Nivot, Rheu et Kernilien-Guingamp). Guy Personne, éleveur et membre de l’interprofession ovine, a ouvert cette journée. « C’est important car nous avons un déficit de communication sur la production. L’ovin n’est pas toujours enseigné ni relayé dans les lycées. Et à défaut de les motiver pour être éleveur, ce genre de concours plait aux jeunes. C’est une approche ludique du métier. » Martine Cloteau, technicienne ovine en chambre d’agriculture et cheville ouvrière de l’évènement au niveau régional, confirme. « On travaille avec les enseignants pour préparer les épreuves théoriques et pratiques. Cela permet de parler davantage du mouton dans les lycées. Le troisième de l’an dernier fait actuellement une licence spécialisée en ovin à Saint Affrique, dans l’Aveyron. » Au lycée de Kernilien-Guingamp, par exemple, les élèves ont un module de 20 heures sur l’ovin. Ils visitent des élevages et la station expérimentale de Mauron.

Les lycéens avaient bien travaillé et beaucoup révisé pour le quizz d’actualités et le diaporama de reconnaissance des races de l’ouest. Côté pratique, l’épreuve la plus longue a été celle du tri de trois brebis dans un lot de dix, car il fallait auparavant monter un parc de contention. Les jeunes devaient aussi noter l’état corporel de quelques brebis, ce qui n’est pas toujours simple. Deux des participants ont quand même fait un sans faute pour cette épreuve. La troisième consistait àparer les onglons d’une brebis en un temps limité. Enfin, les candidats devaient piloter un quad sur un parcours balisé. « Un peu stressant » déclarait une candidate, surtout en marche arrière.
 
EN ROUTE POUR L’IRLANDE

Les deux jeunes qui iront au SIA à Paris pour représenter la Bretagne sont Julien Hubert du lycée du Rheu et Cécile Liabeuf du lycée de Kernilien-Guingamp. S’ils terminent dans les trois premiers au niveau national, ils partiront pour l’Irlande, grand pays moutonnier. « C’était une bonne expérience, j’aime tout ce qui touche à l’animal et le matériel m’a vraiment intéressé » explique le gagnant qui souhaite s’installer en élevage bovin, comme ses parents, en Basse-Normandie. L’objectif de donner une image moderne du métier d’éleveur a été bien rempli. Quant à susciter des vocations,même si ce ne sera peut être pas le cas ici en Bretagne, cela aura permis à ces jeunes de connaître la production ovine et un jour dans leur parcours professionnel, ils seront peut être amené à la défendre. Ils sauront alors de quoi ils parlent.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

À défaut de tonte, éliminer la laine souillée autour de la queue et de la vulve facilite la monte par les béliers.  © Ciirpo/Idele
Pas de tonte pendant la lutte
Avec le confinement lié au Covid-19, la tonte assurée par des tondeurs professionnels risque fort d’être reportée. Tondre plus…
Le site boutique.agneaudelaitdespyrenees.com propose des agneaux à commander jusqu'au 8 avril.
Un drive d’agneau de lait des Pyrénées en Béarn et Pays Basque
Dans les Pyrénées-Atlantiques, les coopératives Caoso, Axuria et AOBB se sont unies pour organiser une vente directe et proposer…
Bruno Damiens, éleveur de brebis allaitantes en Ardèche.
[Les éleveurs ovins face au coronavirus – 1] Des annulations et des incertitudes
Face aux mesures de confinement pour tenter d'endiguer l'épidémie de covid-19, les filières agricoles tentent de s'organiser. La…
Les professionnels ovins cherchent des chambres froides pour stocker provisoirement les agneaux abattus.  © D. Hardy
Les conséquences de l’engorgement du marché
Face à une offre excédentaire et une consommation morose, le principal risque est un engorgement du marché de la viande ovine,…
La prédation par le loup impacte fortement les résultats économiques de l'exploitation.
Le loup entraîne un surcoût de 4 600 à 12 100 euros par exploitation
La prédation par les loups entraîne des pertes de production et des frais de protection qui ne sont pas assez compensés par les…
Les dégâts de l'ours sont passés de 516 animaux domestiques tués ou blessés en 2018 à 1 173 en 2019. © M. Paunovic
Toujours plus d’ours, plus d’attaques, plus de victimes
52 ours ont tué au moins 1 173 animaux l’an dernier dans les Pyrénées.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8,00€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Pâtre
Consultez les revues Réussir Pâtre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Pâtre