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Cotation Fin du recul saisonnier en France

Après une baisse saisonnière nettement moins marquée qu’en 2017, le cours de l’agneau français est reparti à la hausse mi-février pour atteindre 6,17 €/kg de carcasse début mars, soit 89 centimes de plus que l’année précédente (+17 %). Cette année, les éleveurs d’agneaux de pays (issus du cheptel allaitant) ont en effet anticipé et décalé les sorties de leurs agneaux pour ne pas tomber en même temps que celles des agneaux lacaunes engraissés (issus du cheptel laitier), et éviter de subir des prix trop dégradés. L’offre plus limitée en agneaux de pays en résultant, le tassement de la pression à l’import et l’avancement de la date de Pâques (le 16 avril en 2017, le 1er avril en 2018) soutiennent ainsi la cotation.

Cheptel L’érosion continue

La contraction du cheptel ovin reproducteur français se poursuit. À 5,21 millions de brebis et agnelles saillies fin 2017, il était inférieur de 142 000 têtes (-2,7 %) à son niveau de l’année précédente. Le cheptel enregistre ainsi un recul de près de 2,1 millions de têtes depuis 2000 (-29 %), avec toutefois des évolutions contrastées entre le cheptel allaitant et le cheptel laitier. Alors que les effectifs de brebis allaitantes ne cessent de se replier (3,64 millions de têtes fin 2017, soit -3,7 %/2016 et -36 %/2000), le nombre de brebis laitières est resté relativement stable (1,58 million de têtes fin 2017, soit -0,1 %/2017 et -2 %/2000). La part des brebis laitières progresse ainsi dans le cheptel français, de 22 % en 2000 à 29 % en 2016 et 30 % en 2017.

Royaume-Uni Des exportations dynamiques en 2017

Boostées par l’évolution du taux de change de la livre par rapport à l’euro, les rendant plus compétitives sur le marché européen, et par la hausse de la production au Royaume-Uni (+2 % à 297 000 tonnes équivalent carcasse), les exportations britanniques de viande ovine ont grimpé de 13 % en 2017, à 89 400 téc. Elles étaient constituées en majorité de viandes réfrigérées non désossées (81 %). Les envois ont notamment bondi vers l’Allemagne (+25 % à 13 700 téc), l’Irlande (+18 % à 9 200 téc) ou encore Hong-Kong (+74 % à 4 000 téc). Malgré une hausse plus limitée (+1 %/2016), la France demeure toutefois la première destination des expéditions britanniques, avec 41 500 téc.

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